Delanoë: NKM «ne cesse de mentir»

POLITIQUE Le maire de Paris a défendu les augmentations d'impôts dans la capitale...

avec AFP

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 Le 08 mars 2012. Bertrand Delanoe, maire de Paris, en interview dans son bureau de l'hotel de ville.// Photo: V. WARTNER / 20 MINUTES
 Le 08 mars 2012. Bertrand Delanoe, maire de Paris, en interview dans son bureau de l'hotel de ville.// Photo: V. WARTNER / 20 MINUTES — V. WARTNER / 20 MINUTES

Bertrand Delanoë a accusé vendredi Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), qui ambitionne de lui succéder au fauteuil de maire de Paris, de mentir sans cesse.

Alors que NKM a fait état d'une hausse de 40% des impôts depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir à Paris, Bertrand Delanoë s'est dit, sur France Bleu 107.1, «étonné que Nathalie Kosciusko-Morizet qui n'a pas l'air d'une femme idiote, au contraire elle a l'air intelligente, s'y prenne comme ça. Elle ne cesse de mentir».

«Les Parisiens savent comparer leurs impôts locaux à ceux de leurs amis à Bordeaux. Les impôts à Paris sont les plus faibles de toutes les grandes villes de France. Deux à trois fois inférieurs à Bordeaux - et je ne parle pas de Marseille - pour des services bien supérieurs», a-t-il argumenté.

«Ils sont toujours dans la haine»

En treize ans, a fait valoir le premier maire socialiste de Paris, «je n'ai augmenté les impôts que deux fois: en 2009 (+9%) et 2010 (+8%)», hausses annoncées dans la campagne municipale de 2008. Il a aussi «créé une taxe qui existait dans tous les départements français - Paris était une exception, les propriétaires fonciers ne contribuaient pas à la politique de solidarité - et je l'ai créée à un taux extrêmement bas, 3%».

«Moralité : à Paris les impôts ont moins augmenté que dans les villes gérées par la droite entre 2001 et 2014» et «cela reste les impôts les plus faibles de toutes les grandes villes de France», a-t-il insisté.

«Nathalie Kosciusko-Morizet ne connaît pas du tout les dossiers parisiens», a encore accusé le responsable parisien. Elle «ne fait que répéter les vieilles lunes de la vieille droite parisienne». «Ils sont toujours dans la caricature et quelque part la haine, le sectarisme».