Municipales 2014: Hidalgo œuvre pour calmer les tensions au sein de la gauche parisienne

Jérôme Comin

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Pascal Cherki, député PS et maire du 14e arrondissement de Paris, lors d'un hommage à Jean Moulin, le 9 juillet 2013 à Paris.
Pascal Cherki, député PS et maire du 14e arrondissement de Paris, lors d'un hommage à Jean Moulin, le 9 juillet 2013 à Paris. — FABIEN DE SERRES/SIPA

C’était dans les tuyaux, c’est désormais officiel. Pascal Cherki (PS) ne se représente pas à la mairie du 14e lors des municipales à Paris en mars 2014. «Il a accepté d’être numéro 2 sur la liste PS dans  cet arrondissement et il intègrera aussi mon équipe de porte-paroles pour ma campagne», a expliqué Anne Hidalgo lors d’un déjeuner organisé mercredi avec la presse en présence de l’actuel maire du 14e.

«Ce n’est pas une décision dure à prendre»

La candidate à la Mairie de Paris a ainsi mis fin au flou entourant la situation de Cherki dans cet arrondissement: ce dernier, élu député de la 11e circonscription de la capitale, devait en effet se conformer la règle de non-cumul des mandats que souhaite appliquer Hidalgo pour ces municipales et aussi laisser sa place à une femme pour favoriser la parité. Mais la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet  (UMP) dans cet arrondissement avait amené Cherki à se poser  «une interrogation légitime» estimant en juillet qu’en cas de défaite de la gauche dans le 14e  la course à la Maire de Paris serait compromise. 

«Ce n’est pas une décision dure à prendre, s’est défendu ce mercredi Pascal Cherki. Je savais depuis mon élection aux législatives que la transition se ferait. Et je me suis rendu à l’évidence que la tête de liste dans cet arrondissement serait une femme.» Cette dernière devrait d’ailleurs être Carine Petit, adjointe de Cherki, soutenue par Anne Hidalgo, dont la candidature sera mise au vote des militants socialiste le 10 octobre.

Des frictions dans le 5e et 18e?

Mais si la situation dans le 14e semble désormais réglée, Anne Hidalgo va devoir maintenant s’attaquer à deux autres arrondissements qui suscitent quelques tensions au sein de la gauche parisienne. Car si la candidate socialiste a décidé lundi d’investir dans le 5e une tête de liste issue de la société civile, Marie-Christine Lemardley, présidente de l’université Sorbonne nouvelle-Paris-III, cette décision reste en travers de la gorge de Bernard Rullier, conseiller de François Hollande, qui lorgne depuis longtemps sur cette mairie détenue par Jean Tiberi (UMP). «Depuis un an, Bernard Rullier sait que cet arrondissement est réservé à une femme et donc qu’il ne peut pas y être tête de liste, tranche Hidalgo. Dans le 5e, j’ai choisi une stratégie adaptée dans un arrondissement de conquête.»

Un message qui s’adresse aussi à Daniel Vaillant, actuel maire du 18e, et qui malgré quelques réticences, est incité par la candidate socialiste à laisser sa place à Myriam El Khomri, adjointe du maire de Paris en charge de la sécurité.