Michel Barnier lâcherait son siège de député pour un poste de commissaire européen

BRUXELLES Le ministre de l'Agriculture est en «tête de liste» des postulants français...

Avec agence

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La FNSEA, qui tiendra son 63ème congrès du 31 mars au 2 avril à Poitiers, va tenter de retrouver son unité, mise à mal après l'annonce d'un rééquilibrage des aides européennes, pour négocier au mieux la nouvelle politique agricole commune (PAC) qui s'appliquera en 2013.
La FNSEA, qui tiendra son 63ème congrès du 31 mars au 2 avril à Poitiers, va tenter de retrouver son unité, mise à mal après l'annonce d'un rééquilibrage des aides européennes, pour négocier au mieux la nouvelle politique agricole commune (PAC) qui s'appliquera en 2013. — Gérard Cerles AFP

Finalement, il ne siègera peut-être pas à Strasbourg. L'actuel ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, figure en «tête de liste» des postulants français au poste de commissaire européen, a confirmé ce jeudi le président Nicolas Sarkozy, à l'issue d'une rencontre avec Angela Merkel.

«Vous savez parfaitement ce qu'il en est de la confiance que j'ai en Michel Barnier, qui a fait une remarquable élection. Lorsque le problème de la désignation d'un commissaire français se posera, il est certain qu'il est en tête de liste des postulants», a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande à l'Elysée.

Tête de liste UMP en Ile-de-France et coordonnateur national de la campagne du parti présidentiel, Michel Barnier a été élu dimanche au Parlement européen. Mais depuis plusieurs mois, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche ne cache pas son intérêt pour la Commission européenne, où il a occupé de 1999 à 2004 le poste de commissaire en charge du dossier de la politique régionale et de la réforme des institutions.

Des visées sur le marché intérieur

Interrogé sur les visées de la France sur le portefeuille du marché intérieur à l'occasion du renouvellement de la Commission de Bruxelles, Nicolas Sarkozy a répondu que «pour la question des postes (...) l'Allemagne et la France par principe sont d'accord», sans donner d'autres détails.

«Nous soutenons les choix de l'Allemagne et l'Allemagne soutiendra les choix de la France sur les problèmes de personnes», a poursuivi Nicolas Sarkozy, tout en soulignant qu'il «ne s'agit pas de désigner les commissaires aujourd'hui». Le mandat de l'actuel commissaire français, l'ancien ministre Jacques Barrot, expire en novembre.