L'Irlande ouvre ses bureaux de vote, la République tchèque suit

EUROPÉENNES a première a voté «non» au traité constitutionnel européen, la seconde fait partie des nouveaux entrants parmi les plus euro-optimistes...

20minutes.fr avec agence

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Ce texte prévoit un nouveau référendum en Irlande d'ici novembre 2009, date actuelle de la fin du mandat de la Commission européenne. Les électeurs irlandais l'avaient une première fois rejeté en juin dernier
Ce texte prévoit un nouveau référendum en Irlande d'ici novembre 2009, date actuelle de la fin du mandat de la Commission européenne. Les électeurs irlandais l'avaient une première fois rejeté en juin dernier — Philippe Merle AFP
Après la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, qui ont lancé le bal des élections européennes jeudi, c’est au tour des bureaux de vote irlandais et tchèques d’ouvrir leurs portes. En République Tchèque, le scrutin, qui démarre à midi, ce vendredi, s'étale sur deux jours. En Irlande, en revanche, les bureaux de vote accueillent déjà les premiers bulletins. Les 3,2 millions d'électeurs irlandais auront jusqu'à 22h00, heure locale, pour désigner leurs 12 députés.

Patrie du «non» au référendum sur Lisbonne, l’an dernier, l’Irlande est politiquement attendue au tournant. Alliant élections européennes, locales et législatives partielles, il est fort probable que le scrutin se transforme en référendum contre le gouvernement. C’est en tout cas ce que souhaite en faire le Fine Gael, le principal parti d’opposition irlandais. Les sondages prédisent en effet une sévère déconfiture du Fianna Fail, le parti centriste du Premier ministre Brian Cowen, fragilisé par une politique d'austérité très impopulaire. Arrivé au pouvoir sans élections il y a un an seulement, il a vu sa popularité s'effondrer auprès des électeurs durant la crise.

Des élections «pas nécessaires»


En République tchèque, qui assume en ce moment la présidence de l’Union Européenne, les électeurs doivent élire 24 députés. Une République tchèque plus connue pour l'euro-scepticisme de son président que pour l’enthousiasme communautaire de son peuple. Mardi, Vaclav Klaus déclarait encore  qu’«il n’y avait pas de réelle communauté des peuples européens». Par conséquent les élections européennes «n’étaient pas nécessaires».

Malgré un président peu porté sur l’Europe, la République tchèque s’en sort plutôt bien dans les sondages. De tous les nouveaux pays membres de l’UE, les tchèques seraient les plus prompts à se rendre aux urnes. Alors qu’en Pologne et en Slovaquie, Eurobaromètre prévoit une participation maximale de 15%, en République tchèque 30 et 46% des électeurs voteront. Les sondages prédisent une large victoire des deux  plus grands partis: les libéraux et les sociaux-démocrates totalisent chacun environ 30% des intentions de vote. Les petits partis, eurosceptiques ou non, risquent de devoir se contenter des miettes.