Européennes: Claude Guéant réaffirme qu'«une étude est en cours» pour faire interdire les listes de Dieudonné

POLITIQUE Pour le secrétaire général de l'Elysée, «le sujet mérite qu'on s'y intéresse»...

J.M. avec agence

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Face aux scandales à répétition sur les bonus de patrons, alors que les effets de la crise financière sont de plus en plus forts, l'Elysée a finalement tranché jeudi en faveur d'un décret interdisant ces pratiques pour les entreprises recevant des aides publiques.
Face aux scandales à répétition sur les bonus de patrons, alors que les effets de la crise financière sont de plus en plus forts, l'Elysée a finalement tranché jeudi en faveur d'un décret interdisant ces pratiques pour les entreprises recevant des aides publiques. — Gérard Cerles AFP/Archives

Claude Guéant n'en démord pas. Il travaille bien à faire interdire les listes de Dieudonné aux européennes. «Une étude est en cours pour voir si une telle liste ou de telles listes, puisqu'on en annonce plusieurs, peuvent juridiquement se présenter», a déclaré ce lundi sur RTL le secrétaire général de l'Elysée.

«Dieudonné fait profession exclusive d'antisémitisme»

Répondant aux polémiques déclenchées dimanche par son annonce à ce sujet, Claude Guéant a estimé qu'«en tout état de cause, le sujet mérite qu'on s'y intéresse, y compris sur le plan juridique» car «Dieudonné fait profession exclusive d'antisémitisme».

«Est-ce que la France, est-ce que les Français vont participer au financement de listes qui professent de telles attitudes pendant la campagne européenne à venir? C'est un vrai sujet qui mérite qu'on pose la question», a-t-il insisté.

Les ministères de l'Intérieur et de la Justice sur le pont

D'où l'idée de cette «étude» du cas Dieudonné. «Il est clair qu'une liste peut se présenter si elle est conforme à toutes les spécifications juridiques. Si, en revanche, elle tombait sous le coup de la loi, elle ne pourrait pas le faire», a prévenu le secrétaire général de l'Elysée.

Ce sont donc les ministères de l'Intérieur et de la Justice qui mènent l'enquête, dont Claude Guéant attend les conclusions. «Si elles ne sont pas interdites, les Français, j'en suis sûr, condamneront ces listes», estime-t-il toutefois.

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