Prix de l’immobilier à Brest: En pleine mutation, la ville reste toujours très abordable

ACHAT D’APPARTEMENT Alors que le marché est reparti à la hausse, «20 Minutes» s'est penché sur l'immobilier dans les plus grandes villes de France. A Brest, de l’avis même des notaires, il est très facile de se loger…

Jérôme Gicquel

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Vue du pont de Recouvrance à Brest, qui domine l'arsenal et le port militaire.
Vue du pont de Recouvrance à Brest, qui domine l'arsenal et le port militaire. — FRED TANNEAU / AFP
  • La deuxième ville de Bretagne a connu une envolée du nombre de ventes.
  • Les prix de l’immobilier restent toutefois relativement bas.
  • La ville a engagé une profonde mutation depuis plusieurs mois.

A Brest, deuxième ville de Bretagne, les signaux sont au vert comme dans le reste de la France. Après des années de marasme, le marché s’est bien ressaisi ces derniers mois avec notamment une hausse significative du volume des ventes. Au second trimestre 2017, les ventes de maisons anciennes ont ainsi bondi de 35,5 % sur un an autour de la rade. Idem pour les appartements anciens avec des ventes en hausse de 33 % selon le Conseil régional des notaires.

Les prix dans l'ancien sont toujours inférieurs à ceux d'il y a dix ans à Brest.
Les prix dans l'ancien sont toujours inférieurs à ceux d'il y a dix ans à Brest. - Conseil régional des notaires

« C’est le fruit de la politique de rénovation urbaine volontariste qui est menée par la ville depuis quelques années », indique Valérie Le Gall, notaire à Brest. Dans l’ombre de Nantes et Rennes, les métropoles voisines, la cité du Ponant s’est refait une beauté avec la mise en service d’un téléphérique, la livraison d’un nouveau quartier sur le plateau des Capucins ou la transformation de Recouvrance, un quartier historique de Brest menacé de paupérisation. « Tous ces projets ont amené une vraie dynamique à la ville », assure Valérie Le Gall.

Brest échappe à l’envolée des prix

En pleine mutation, la ville de Brest échappe par contre à la flambée des prix. La plus grande ville du Finistère (141.000 habitants) a la particularité d’être une ville bon marché. « C’est assez facile de se loger à Brest », reconnaît Valérie Le Gall. Loin de l’envolée que connaissent certaines métropoles, Brest affiche ainsi un prix médian du m2 de 2.940 euros pour un appartement neuf et de 1.210 euros dans l’ancien, en très légère hausse de 2 % sur un an.

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Pour les maisons anciennes, le prix médian s’élève quant à lui à 157.000 euros. « Les prix commencent tout juste à remonter mais restent toutefois nettement inférieurs aux prix d’il y a 10 ans. A cette période, c’était beaucoup trop cher, on revient à des prix plus justes et raisonnables », détaille Valérie Le Gall.

Le centre-ville reconstruit a toujours la cote

Ces prix relativement bas cachent toutefois d’importantes disparités géographiques. Toujours très prisé, le centre-ville reconstruit et sa fameuse rue de Siam, chère à Christophe Miossec, voit ses prix grimper à 1.600 euros du m2 dans l’ancien, en hausse de 10,3 % sur un an. Les secteurs résidentiels de La Cavale Blanche, de Saint-Pierre, Keredern ou Bergot restent aussi parmi les plus chers, avec des prix allant de 1.300 à 1.410 euros du m2, en augmentation de 10 % environ sur un an.

C'est dans le centre-ville reconstruit que les prix sont les plus chers à Brest.
C'est dans le centre-ville reconstruit que les prix sont les plus chers à Brest. - Conseil régional des notaires.

A l’inverse, le prix du m2 reste sous la barre des 1.000 euros comme à Bellevue (930 euros), le quartier des facs. Ce n’est pas pour rien que le syndicat Unef avait classé Brest en 2015 comme la ville la moins chère de France pour les étudiants, avec un loyer moyen de 318 euros charges comprises.