Quand entreprendre n'est plus un défi solo

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Vous avez envie de lancer votre propre activité mais la création d'entreprises vous fait peur ? Alternative possible : adhérer à une coopérative d'activités et d'emploi (CAE) qui vous offrira un statut de salarié. Le principe est simple : après avoir signé avec la CAE « une convention d'accompagnement partenarial à la création d'activité économique », le porteur de projet reçoit une aide pour monter sa future activité et trouver ses premiers clients. Pendant cette période, il peut continuer à toucher ses indemnités Assedic, s'il était au chômage précédemment.

Dès qu'il génère du chiffre d'affaires, la CAE lui propose un CDI, grâce auquel il bénéficie d'une couverture sociale, cotise pour sa retraite et à l'assurance-chômage. De plus la CAE gère pour lui toutes les démarches administratives, fiscales et comptables. « En échange, l'entrepreneur salarié reverse 10 % de son chiffre d'affaires à la CAE, afin de participer à son fonctionnement », explique Elisabeth Bost, déléguée générale de Coopérer pour entreprendre, le réseau national qui rassemble les différentes coopératives.

Les CAE sont ouvertes aux professionnels de tous secteurs : cuisinier, esthéticienne, consultant, formateur, coiffeur, luthier... L'adhérent choisit d'installer son activité où bon lui semble et participe librement aux réunions collectives réunissant les membres de la CAE. Si son activité est pérenne, l'entrepreneur salarié peut décider de créer sa propre entreprise ou devenir entrepreneur associé.

D. Bancaud

C'est le nombre de coopératives d'activités et d'emploi en 2005. Elles accueillaient alors 1 138 entrepreneurs salariés.