Cap sur la fonction publique internationale

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Des postes à responsabilité dans des organisations internationales de prestige, des rémunérations élevées et le plus souvent défiscalisées : la fonction publique internationale possède de nombreux atouts. Parmi les 14 350 Français servant ces organisations en 2004, près de 4 300 travaillaient au sein des institutions européennes, 4 000 aux Nations unies et 6 000 dans les organisations dites « coordonnées » (Conseil de l'Europe, Agence spatiale européenne, Cour pénale internationale, Otan, OCDE...) Les postes sont souvent proposés au siège des organisations, principalement en Europe et en Amérique du Nord (New York, Washington, Montréal) et quelques-uns en Afrique (Nairobi, Tunis) ou en Asie (Manille, Bangkok).

Les postes à pourvoir dans les organisations internationales sont des emplois de haut niveau de type cadre. Le panel des métiers est assez large : responsable des ressources humaines, ethnologue, biologiste, interprète, traducteur, coordinateur de programme humanitaire, acheteur, fonctions liées à la sécurité internationale et au désarmement... Chaque organisation possède ses propres règles de recrutement. A l'heure actuelle, la plupart d'entre elles sélectionnent leurs candidats sur CV, lettre de motivation (en français et en anglais) et entretien téléphonique. Elles proposent un contrat le plus souvent de six mois, renouvelable. Cependant, il faut parfois un an avant que les candidats se voient attribuer une affectation. Plus rares sont les organisations recrutant sur concours. Ces derniers ont de plus une périodicité irrégulière.

Delphine Bancaud

14 350 Français travaillaient en 2004 dans l'une des 150 organisations internationales dont la France est membre. (source : mission des fonctionnaires internationaux)