Les fondateurs de Borderline se sont lancés dans l'aventure entrepreunariale un peu au culot, mais le succès est là.
Les fondateurs de Borderline se sont lancés dans l'aventure entrepreunariale un peu au culot, mais le succès est là. — V. FROGER

Emploi

Entrepreneurs classe Biberon

création d'entreprise De plus en plus de jeunes diplômés n'hésitent pas à faire le grand saut

Widoobiz, Faguo, Videdressing.com, Petits Fils, Likiwi, Borderline (lire ci-dessous)… Ces entreprises ont un point commun : elles ont toutes été créées par des jeunes de moins de 25 ans. Depuis quelques années, l'entrepreneuriat attire en effet de plus en plus de créateurs en culotte courte. D'après un sondage réalisé par Opinion Way et le Moovjee en mars 2011, 47 % des jeunes âgés de 18 à 29 ans souhaitent ainsi se lancer et devenir leur propre patron.
« C'est normal », analyse Dominique Restino, président du Moovjee, une association qui accompagne les jeunes diplômés dans la création d'entreprises. « Les jeunes de la génération Y ne se reconnaissent plus dans le salariat actuel. Ils veulent donner du sens à leur carrière et vivre leur propre expérience. » C'est en outre une période idéale car à 20 ou 25 ans, ils n'ont pas encore de responsabilités familiales, ni de charges financières importantes. Résultat, on les retrouve dans différentes activités allant du prêt-à-porter (Faguo) à l'économie sociale et solidaire (Puerto Cacao) en passant par les nouvelles technologies (Likiwi) ou les services à la personne (Petits Fils).

Des financements nombreux
Malgré leur enthousiasme, les jeunes se heurtent néanmoins à des difficultés. Plus de 44 % sont conscients du risque lié à la création d'une entreprise et 89 % pointent du doigt la difficulté de trouver de l'argent. S'il est vrai que les premières années sont difficiles (solitude, absence de rémunération, manque de crédibilité), les financements sont cependant nombreux. Entre le love money (l'argent prêté par l'entourage), les prêts d'honneur, le prêt à la création d'entreprises ou encore les nombreuses aides, il est aujourd'hui facile de réunir 30 000 ou 40 000 €. Une condition : frapper aux bonnes portes et se rapprocher des réseaux d'accompagnement (Réseau Entreprendre, France Initiative, Boutiques de Gestion), qui proposent un suivi et apportent des conseils concrets.

Liberté Chérie

La liberté d'action est pour 86 % des jeunes la motivation principale pour créer une entreprise, mais 46 % d'entre eux estiment qu'il est aujourd'hui très compliqué de se lancer.