Des « personnes motivées » pour pouvoir se lancerUne dose de pub et de propre

Romain Gouloumes

— 

« Cette aventure, je ne peux pas la faire seul. J'aurai besoin de personnes motivées à mes côtés avec l'esprit entrepreneurial. » Les besoins de Thomas Trudy et de la société Média Propre, créée ces dernières semaines pour commercialiser la monodose Instant clean, sont moins financiers qu'humains. Le jeune entrepreneur, lauréat du concours Génération Accenture HEC, envisage les débuts de son produit de manière enthousiaste, avec des perspectives d'évolution élevées et de l'embauche à la clef. Il cherche d'ores et déjà à s'entourer de commerciaux, stagiaires ou confirmés, ayant le sens du relationnel et des contacts dans le milieu de la restauration. Graphistes et designers, capables de concevoir les apparences que prendra la pochette antiseptique, sont également invités à se faire connaître.R. G.Comme une pochette Instant clean, Thomas Trudy déballe les chiffres et les exemples d'un coup sec et rapide. Efficace. « Savez-vous que moins d'un français sur 10 se lave les mains avant de passer à table ? » A 23 ans, l'étudiant termine son cursus à HEC Paris Entrepreneurs et se consacre au projet qui doit lancer sa carrière : Instant Clean. Une dose unique, au format lingettes ou rince-doigts, de solution hydro-alcoolique, distribuée par les restaurateurs avant le repas, gratuitement.

Un support de communication
La restauration rapide est son cœur de cible tout trouvé. Il est rare de pouvoir s'y laver les mains avant de savourer son sandwich. L'antiseptique offert, c'est en quelque sorte le petit plus de la maison. « Je vous vends un repas et avec, cette solution qui vous permet de manger en toute tranquillité », explique-t-il.
La monodose est également un support de communication. Les excentricités les plus folles sont permises : packaging, odeur, texture… Instant Clean se plie, pour quelques centimes, aux desiderata du restaurateur ou d'un annonceur tiers. « Ce qu'on propose, c'est un flyer enfin utile, qu'on n'a pas envie de jeter à la poubelle dès qu'on l'a dans la main. » L'idée semble faire son chemin auprès des professionnels de la restauration. Dans pas si longtemps, Thomas Trudy et de nombreux Français devraient s'en frotter les mains.