Trouver un « Top employeur »

Lauren Horky

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Areva, Adidas, Canon, Bouygues Telecom, Heineken ou encore Samsung, toutes ces entreprises ont un point commun : elles ont été certifiées « Top Employeurs » en 2011. Décerné par l'Institut CRF, le label a récompensé 33 entreprises pour la qualité de leurs ressources humaines. Cinq critères entrent en jeu : les pratiques de rémunération, les avantages en nature et conditions de travail, la formation et le développement professionnel, l'évolution et la gestion des talents, et la culture d'entreprise.

Une envie émanant de l'entreprise
« Comme toute démarche de certification, il n'est attribué qu'à des entreprises désireuses de se mesurer à un ensemble de critères établis au niveau européen et français », précise Nicolas André, directeur du projet Top Employeurs. En clair, seules les sociétés ayant manifesté l'envie de s'engager peuvent être récompensées. Après une présélection parmi les dossiers présentés, entre 40 et 50 participants sont retenus pour se soumettre à une enquête sur leurs pratiques RH. Vient ensuite une phase d'analyse et audit, avant la notation et éventuellement la labellisation.
A l'arrivée, seules les entreprises affichant un score d'au moins 65 % décrochent le sésame. Un vecteur de communication autant en interne qu'à l'externe, cette mesure étant indépendante et donc objective. « En France, on a tendance à penser que l'herbe est toujours plus verte ailleurs, note Nicolas André. Quand une entreprise devient “Top Employeur”, cela lui permet non seulement d'attirer les nouveaux talents mais aussi de fidéliser les siens en leur faisant prendre conscience qu'ils ne sont pas si mal là où ils sont. » Une prise de conscience bénéfique pour la productivité.