« Une façon de se différencier face aux recruteurs »

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Pour Martin Hirsch, le service civique ajoute « une expérience concrète ».
Pour Martin Hirsch, le service civique ajoute « une expérience concrète ». — FACELLY/SIPA

Martin Hirsch
Président de l'Agence du service civique
Le service civique est-il adapté

aux jeunes diplômés ?
Il est adapté et utile pour tous. Pour un jeune qui a tout raté comme pour un diplômé de grande école. Mais un jeune diplômé n'a pas besoin d'une validation académique supplémentaire de son parcours. Le service civique répond chez lui à un besoin de s'engager, de s'ouvrir aux autres, de mieux cerner les enjeux des politiques publiques et associatives, avec le désir d'une certaine prise de risques, en s'intégrant dans un projet et un cadre différent de ce qu'il a connu jusque-là. C'est pour lui l'occasion de faire des rencontres, d'être reconnu sur un terrain d'action original, et de se targuer à terme d'une expérience concrète et choisie.

Le service civique augmente-t-il

les chances de trouver un emploi ?
Ce n'est pas le but, mais cela fait partie des raisons qui peuvent motiver un volontaire. Nous essayons d'apporter un maximum d'aide dans ce sens. Le service civique, en tant qu'expérience originale, permet de se différencier face aux recruteurs. Nous avons également prévu sur le site Internet de l'agence une mise en avant des CV des volontaires qui ont terminé leur service, accompagnés de lettres de recommandation afin d'inciter les entreprises à puiser dans ce vivier.

La valorisation du service civique

est-elle suffisante

auprès des entreprises ?
De plus en plus d'entreprises affichent leur intérêt réel pour le service civique. Elles reconnaissent y voir une preuve de maturité et un sens de l'engagement responsable qui pourraient s'avérer précieux, notamment pour le développement de leurs démarches RSE (responsabilité sociale des entreprises). Le travail de sensibilisation et les partenariats signés par l'Agence visent à traduire cet intérêt dans les actes.
Recueilli par M. M.