Un médecin traitant tous les maux

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La mise en place du parcours de soins avec l’instauration d’un médecin traitant tente de revaloriser le rôle du généraliste. Premier interlocuteur des patients, il soigne leurs maux les plus courants et les oriente, si nécessaire, vers un spécialiste. n Ses missions Dès son arrivée au cabinet à 7 h 30, André Deseur, médecin généraliste à Veneux-les-Sablons (Seine-et-Marne), s’attelle à quelques tâches administratives : ouverture du courrier, gestion des appels et organisation des rendez-vous de la journée. Le voilà fin prêt à commencer ses visites à domicile qui s’étaleront jusqu’à 11 h 30. Suivent alors les consultations à son cabinet entre 12 h 15 et 20 h. « Je reçois tous types de patients : salariés, personnes âgées, bénéficiaires de la CMU... », explique-t-il. Chaque consultation dure en moyenne vingt minutes et se déroule toujours selon le même mode : « Je fais asseoir le patient et l’interroge sur le motif de sa visite tout en jetant un oeil sur son dossier médical. S’il s’agit d’une première visite, je retrace avec lui ses antécédents médicaux et lui ouvre un dossier », détaille André Deseur. Vient ensuite l’examen qui permet au médecin d’établir son diagnostic. « Enfin, je donne les conclusions de l’examen au patient, je rédige son ordonnance et, si besoin, une lettre à un collègue spécialiste. J’enregistre les informations importantes dans son dossier et reçois les honoraires de la visite », décrit-il. La fin de soirée est souvent consacrée à la comptabilité. A côté de ses activités de praticien, André Deseur dédie un jour et demi à ses engagements à l’ordre des médecins, où il préside le conseil départemental de Seine-et-Marne et la commission nationale gardes et urgences. n Les débouchés En 2005, 108 124 généralistes étaient inscrits à l’ordre des médecins et leur répartition sur le territoire est très inégale : au Sud, les généralistes sont bien représentés alors que dans la moitié Nord, ils sont trop peu nombreux, notamment en Seine-et-Marne. De plus, avec le départ en retraite de la génération du baby-boom, la pénurie de généralistes risque encore de s’aggraver. n Les revenus D’après les derniers chiffres de l’Union nationale des professions libérales et de l’Union nationale des associations agréées parus dans Le Quotidien du médecin en septembre dernier, le revenu moyen annuel des médecins généralistes en 2004 s’établissait à 72 300 e brut. Delphine Bancaud