Les besoins en sages-femmes seraient de 4 000 actuellement et devraient s’accroître encore

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Participer à l’un des événements les plus importants de la vie : tel est le privilège de la sage-femme. Une profession qui requiert une bonne résistance nerveuse, un grand sens de la psychologie et de réelles qualités humaines. n Ses missions Ancienne ingénieure en informatique, Marianne Benoit est devenue sage-femme par vocation. Exerçant en salle de naissance dans un grand hôpital des Hauts-de-Seine, la jeune femme travaille de jour comme de nuit. Au début de chaque garde, elle consulte les dossiers des patientes rédigés par ses collègues : « Je sais ainsi quelle femme est sur le point d’accoucher, quelle autre présente une grossesse pathologique... », explique-t-elle. Après avoir déterminé les futures mères qu’elle va suivre, Marianne Benoit va se présenter à chacune d’elles : « Il faut savoir les rassurer et bien leur expliquer les soins qu’on va leur prodiguer », indique la jeune femme. Outre la surveillance foetale et maternelle, Marianne Benoit gère les consultations d’urgence, prescrit des médicaments et des examens, réalise évidemment des accouchements, mais anime aussi des séances de préparation à la naissance. Elle fait passer des tests aux nouveau-nés, leur dispense des soins ou les réanime en cas de besoin en attendant la venue du pédiatre. « Car même si 70 % des accouchements se passent très bien, je dois aussi savoir réagir en cas de problème avant de passer le relais à un médecin », complète-t-elle. En outre, la jeune femme doit assumer un important travail administratif car chaque acte qu’elle effectue est consigné dans un registre informatique. Elle doit aussi remplir les carnets et déclarations de naissance. n Les débouchés Près de 17 500 sages-femmes et maïeuticiens (leurs collègues masculins) exercent aujourd’hui en France : en hôpital, en clinique, en cabinet libéral ou dans un centre de protection maternelle infantile. Environ 700 sont diplômés chaque année et parmi eux, certains quittent le métier quelques années seulement après leur début de carrière. Il manquerait actuellement près de 4 000 de ces spécialistes. La pénurie serait particulièrement critique dans le Nord-Pas-de-Calais, en Bretagne et en Normandie. n Les salaires Un débutant touche entre 1 600 et 1 800 E brut par mois, auxquels il faut ajouter les primes pour le travail de nuit et le dimanche.