Entreprise cherche repreneur

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Après-demain sera présenté au Conseil des ministres le projet de loi Jacob, qui comporte un volet en faveur de la reprise d’entreprise. Un thème d’actualité puisque 500 000 sociétés changeront de mains dans les dix années à venir. Un véritable vivier d’opportunités pour ceux qui possèdent une âme d’entrepreneur. Mieux vaut, pour se lancer dans l’aventure, posséder quelques années d’expérience dans le domaine de l’activité visée (actuellement, 90 % des repreneurs ont entre 40 et 55 ans) et avoir assumé des responsabilités de manager. Autre impératif : être solide psychologiquement et posséder des compétences en gestion, en droit et en finance. Dans le cas contraire, il est conseillé de repasser par la case formation. Il faut aussi disposer d’un capital personnel (au minimum 100 000 e). Pour éviter les mauvaises surprises, il est important de se faire assister par un avocat ou un expert-comptable spécialisé dans la transmission, pendant toute la durée des démarches. Ce conseiller aidera à effectuer un audit approfondi des comptes de l’entreprise, à négocier le prix de la cession ou à établir le plan de financement du projet. Pour une première reprise, il est préférable de racheter une PME présentant une trésorerie positive sur les trois derniers exercices et un résultat net bénéficiaire. Enfin, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur la personnalité du cédant et à interroger ses clients pour connaître la réputation de l’entreprise.

72 % C’est le taux de survie d’une société, trois ans après sa reprise. Ce taux descend à 52,7 % lors d’une création ex nihilo.