Devenir conseiller commercial

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Vous avez repéré une magnifique berline et vous feriez bien quelques tours de roues pour la tester ? Vous êtes la proie idéale du conseiller commercial automobile. Ce dernier a en effet pour mission, non seulement de vous faire craquer, mais aussi de vous transformer en client fidèle. n Les missions Conseiller commercial secteur, Rodolphe Studer, 25 ans, anime plusieurs petites succursales Peugeot implantées dans les Hauts-de-Seine. « Je visite chacune d’elles deux fois par semaine afin de leur distribuer des publicités, leur apporter de la documentation sur nos nouveaux modèles, leur fournir des informations sur les changements de production... », explique-t-il. Par ailleurs, le jeune homme relève les coordonnées de clients potentiels et leur fixe un rendez-vous. « Afin de mieux cibler leur demande, ajoute-t-il, je les interroge sur la manière dont ils souhaitent utiliser leur véhicule et sur le budget qu’ils veulent consacrer à cet achat. » Il propose ensuite un modèle à ses clients. S’ils semblent intéressés, le conseiller commercial entame alors la phase de négociation : « J’ai la possibilité de leur proposer des conditions commerciales préférentielles allant jusqu’à 8 % sur le prix initial du véhicule », confie-t-il. Il offre aussi à ses clients d’autres services : crédit classique ou contrat avec option d’achat, contrat d’entretien ou d’assistance... Il doit également s’assurer des bonnes conditions de livraison des véhicules : « C’est un élément essentiel pour la fidélisation des clients. » Enfin, tous les matins, Rodolphe Studer fait son rapport au chef des ventes, qui apprécie ses performances : « Je vends en moyenne une quinzaine de véhicules par mois. » n Les débouchés Les conseillers commerciaux exercent au sein de concessions automobiles ou pour une filiale d’un constructeur. Chaque année, les recrutements sont nombreux pour cette fonction. n Les salaires Ils se composent d’un minimum garanti et de commissions liées aux objectifs de vente. La rémunération varie donc d’un mois sur l’autre. « On peut toucher 1 500 E brut un mois et 4 500 E le suivant », note Rodolphe Studer. Ce dernier bénéficie en outre d’une voiture de démonstration et d’un intéressement aux résultats du groupe PSA.