Aller Voir si l'herbe est plus verte ailleurs

Delphine Bancaud

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Quitter le bitume parisien pour les bords du Rhône ou les calanques marseillaises, c'est le rêve de nombreux salariés. D'autant que certains chercheurs d'emploi profitent de la crise pour concrétiser leur souhait de changer de région. Des envies de mobilité qui ont inspiré la création de Prov'emploi, le premier salon destiné à ceux souhaitant changer de région, dont la première édition s'est tenue en octobre à Paris. « La plupart de ceux qui désirent déménager le font pour accéder à un logement plus grand, augmenter leur pouvoir d'achat et améliorer leur qualité de vie », commente Antoine Colson, créateur du salon.

Autre tendance : la mobilité géographique devient une exigence pour nombre de recruteurs, qui assortissent de plus en plus les contrats de travail des cadres d'une clause de mobilité et conditionnent l'évolution de carrière aux mutations. Conséquences : environ 120 000 personnes quitteraient chaque année la région parisienne pour une autre contrée. Selon une enquête menée par le cabinet de recrutement Managing en juin dernier, les territoires jugés les plus attractifs par les cadres seraient les régions Rhône-Alpes, Bretagne, Paca, Atlantique, Grand-Est, Ile-de-France, Sud-Ouest... « Le climat est un critère important pour les aspirants au départ, mais l'intérêt des postes proposés est aussi déterminant. Les candidats postulant dans le domaine aéronautique auront par exemple tendance à s'installer en région toulousaine, qui présente des opportunités dans le secteur », insiste Antoine Colson.

D'où l'intérêt de bien analyser le marché de l'emploi local pour connaître les secteurs qui recrutent, les entreprises en pleine expansion, la pénurie de compétences dans tel ou tel domaine... Plusieurs magazines, dont Courrier Cadres, publient chaque année des dossiers sur l'emploi en régions. Autre source d'informations intéressante : le site www.regionsjob.com qui classe les offres d'emplois selon des zones géographiques. W