Conditions de travail : 52 % des salariés français se disent exposés à des risques

CONDITIONS DE TRAVAIL 44 % des salariés interrogés se plaignent notamment de postures contraignantes

20 Minutes avec agences
— 
Un salarié en poste dans une entreprise d'aluminium. (Illustration)
Un salarié en poste dans une entreprise d'aluminium. (Illustration) — GAILLARD/POOL/SIPA

Plus de la moitié des salariés français se considèrent exposés quotidiennement à au moins un risque pour leur santé, physique ou mentale. C’est le résultat d’une vaste enquête réalisée par des services de prévention et de santé au travail, publiée ce mercredi.

Ainsi, 52 % des salariés se déclarent exposés au moins à un facteur biomécanique, 32 % à des horaires atypiques et 29 % à des agents chimiques. 44 % des travailleurs « considèrent qu’ils doivent supporter des postures contraignantes » et 27 % se plaignent de la « manipulation et du port de charges lourdes ou de personnes ».

Une différence de perception entre salarié et employeur ?

Cette vision est partagée par les employeurs sur certains risques (facteurs biomécaniques comme les gestes répétitifs, le travail de nuit), les salariés se disent aussi plus exposés sur d’autres risques non déclarés par les patrons. Cela concerne par exemple « les ultrasons, les difficultés liées à l’éclairage, le travail dans des tranchées et les agents biologiques ».

« Ces écarts de perception peuvent s’expliquer par une méconnaissance de certaines expositions ou par une difficulté à les repérer, note l’enquête. Cela peut [aussi] être dû à une différence de perception entre pénibilité (côté salarié) et aspects réglementaires (côté employeurs). »

Des points positifs à relever

Un peu plus de la moitié des sondés se disent aussi exposés à au moins une exigence liée à leur travail, comme « devoir se dépêcher pour faire le travail » ou « faire face à des interruptions fréquentes ». Plus d’un tiers est inquiet des « exigences émotionnelles », comme le fait de « devoir cacher ses émotions ou de faire semblant d’être de bonne humeur », de gérer des « interlocuteurs difficiles ou agressifs » ou de devoir « calmer des gens ».

Parmi les indicateurs positifs, 68 % des salariés se disent autonomes dans leur organisation et 64 % estiment que leur travail leur permet de développer des compétences professionnelles. Enfin, 65 % des salariés se sentent reconnus par leurs collègues et presque la moitié se sentent reconnus par leurs supérieurs.