Rennes : Regionsjob délaisse sa fibre régionale pour contrer les géants Indeed et Monster

EMPLOI En pleine croissance, le site de recherche d’emploi et de formation fondé à Rennes en 2000 a réuni tous ses sites sous une seule entité appelée HelloWork

Camille Allain
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François Leverger, directeur général d'HelloWork, et Jérôme Armbruster, président fondateur, ont abandonné le nom de Regionsjob.
François Leverger, directeur général d'HelloWork, et Jérôme Armbruster, président fondateur, ont abandonné le nom de Regionsjob. — L. Guizard
  • Adieu Regionsjob ! Depuis dix jours, le site de recherche d’emploi a abandonné son nom pour devenir HelloWork.
  • Fondée à Rennes en 2000, la société possédait 11 sites régionaux qui sont désormais tous réunis sous la même identité.
  • Le leader français de la recherche d’emploi en ligne souhaite être mieux connu pour concurrencer les sites américains comme Indeed ou Monster.

Voilà dix jours que son nom historique a disparu. Fondée à Rennes il y a vingt-deux ans, la société Regionsjob a entériné la disparition de ses onze sites Web pour se concentrer sur une seule plateforme appelée HelloWork. La transition avait déjà été amorcée en 2018 quand la structure avait changé de nom. Depuis quatre ans, HelloWork avait décidé de conserver ses sites Web régionaux comme Ouestjob, Parisjob ou Pacajob mais aussi ses plateformes Cadreo et Regionsjob Interim. C’est désormais terminé. « Ce qu’attendent les candidats ou les recruteurs, c’est de l’exhaustivité, de la réactivité. Ils veulent un endroit où ils trouvent tout. Il faut arrêter d’envoyer les candidats dans un parcours incompréhensible », explique François Leverger.

Derrière les mots du directeur général d’HelloWork, on devine aussi que la concurrence accrue dans laquelle sa société évolue n’était plus compatible avec la myriade de sites proposés par Regionsjob. « Le fait d’avoir plusieurs marques joue sur la notoriété. On n’arrivait pas à capitaliser vis-à-vis de nos concurrents, surtout ceux qui sont Américains », reconnaît David Beaurepaire, directeur délégué de la société.

Leader français des annonces d'emploi, la société HelloWork a abandonné son nom Regionsjob pour gagner en notoriété.
Leader français des annonces d'emploi, la société HelloWork a abandonné son nom Regionsjob pour gagner en notoriété. - HelloWork

Ces fameux Américains sont connus dans le monde entier sous le nom d’Indeed et Monster. Mais en France, personne ne fait mieux que HelloWork qui connaît une croissance permanente depuis sa création à Rennes en 2000. L’an dernier, le groupe a affiché une croissance de 40 % « pas du tout prévue » et poursuit sa dynamique avec une croissance de +30 % au 1er trimestre 2022. Une explosion qui l’obligera à recruter plus de 150 nouveaux collaborateurs cette année dans ses bureaux de Paris mais aussi de Rennes où son siège social est toujours installé. Plus de 250 personnes travaillent dans la capitale bretonne, et 120 dans les bureaux parisiens. Au total, la société compte environ 430 salariés répartis sur ses différents sites.

Contraints d’abandonner leurs sites régionaux pour gagner en notoriété, les dirigeants réfutent toute idée de délaisser leur implantation en région. « Nous avons toujours des équipes au plus proche des recruteurs. Mais on doit adapter notre contenu. L’approche régionale qui correspondait à nos débuts ne correspondait plus aux besoins du marché actuel », répond François Leverger. D’après les dirigeants, plus de 4.000 personnes trouvent un emploi chaque jour grâce à HelloWork, qui propose actuellement plus de 500.000 offres. Bien du chemin a été parcouru depuis la création du site par trois associés qui distribuaient des flyers au marché des Lices pour se faire connaître.