Ralentissement des créations d'emploi dans le secteur privé, avec 66.100 créations nettes (+0,3%) au 1er trimestre

RECRUTEMENT Près de 700.000 emplois avaient été créés sur l'ensemble de l'année 2021

20 Minutes avec AFP
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Le nombre d'emplois salariés dans le privé continue de croître. (Illustration)
Le nombre d'emplois salariés dans le privé continue de croître. (Illustration) — Pixabay / Tumisu

L’effet reprise d’activité est passé. Après une année 2021 positive (677.700 emplois créés, +3,5 %) compensant largement la baisse de 2020 liée à la pandémie de Covid-19, et achevée sur un dernier trimestre à +0,6 %, l’emploi salarié privé marque le pas. Selon l’estimation provisoire publiée vendredi par l' Insee, il y a eu 66.100 créations nettes d’emplois au premier trimestre 2022, soit une petite progression de 0,3 %.

Dans le détail, au premier trimestre, l’intérim, boussole du marché de l’emploi, se replie légèrement (-1,4 %, soit -11.500 emplois) après sept trimestres consécutifs de hausse. L’emploi intérimaire reste, au premier trimestre 2022, au-dessus de son niveau d’avant-crise : +4,8 % (soit +37.500 emplois) par rapport à fin 2019. Hors intérim, l’emploi salarié privé augmente dans tous les secteurs, mais l’industrie reste en deçà de son niveau d’avant-crise.

Presque 400.000 emplois de plus qu’avant la crise sanitaire

Dans le tertiaire marchand, l’emploi salarié privé ralentit au premier trimestre (+0,3 %, soit +38.900 après +57.100 emplois au dernier trimestre 2021). Dans ce secteur, l’emploi dépasse largement son niveau d’avant-crise : +1,9 %, soit +218.300 emplois par rapport à fin 2019. Dans la construction, l’emploi salarié privé augmente de nouveau de 0,4 % (+6.000 emplois, après +6.300). Il dépasse de 5,1 % (+73.600 emplois) son niveau de fin 2019.

Enfin, l’emploi salarié privé dans le tertiaire non marchand augmente nettement de 1,2 % (soit +29.700) et dépasse amplement son niveau de fin 2019 : +3,4 %, soit +84.600 emplois. Au total, fin mars 2022, l’emploi salarié privé dépasse son niveau d’avant la crise sanitaire, fin 2019, de 2 %, soit +389.700 emplois, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques.