Emploi : Les recruteurs veulent voir des candidats qui maîtrisent parfaitement le français

TRAVAIL De nombreux CV contenant des fautes de français finissent rapidement à la poubelle des recruteurs

20 Minutes avec agence
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Un entretien d'embauche (photo illustration).
Un entretien d'embauche (photo illustration). — Jaubert / Sipa

Vous ne maîtrisez pas bien l’anglais, mais êtes-vous au point en orthographe ? Si oui, vous avez toutes vos chances lors d’un entretien d’embauche. En effet, 86 % des recruteurs français exigent aujourd’hui une bonne maîtrise du français écrit et oral.

Dans le milieu professionnel, les fautes peuvent en effet coûter cher, rapporte Le Monde. Pas moins de « 76 % des employeurs se trouvent confrontés quotidiennement aux lacunes de leurs équipes », indique le baromètre Voltaire-Ipsos, publié ce lundi. Ces manques ne sont pas sans conséquences sur la crédibilité et l’efficacité des équipes, et donc sur la réputation, la productivité et la performance financière d'une entreprise, note le rapport.

Pas de fautes dans le CV

Le baromètre a été établi à partir des réponses de 2.500 décideurs d’entreprises de taille intermédiaire (ETI), et des petites et moyennes entreprises (PME) de plus de 50 salariés. Dans le détail, 80 % des recruteurs ne retiennent pas des candidats dont le français écrit est défaillant. En comparaison, ils sont seulement 30 % à écarter des candidats ne maîtrisant pas l’anglais.

En 2011, une étude montrait déjà que 35 % des recruteurs mettaient les CV contenant au moins trois fautes à la poubelle. Cinq ans après, ils étaient encore plus sévères, écartant les CV dès la première faute, selon une autre étude. Le phénomène touche également l’évolution de carrière : 80 % des employeurs écartent des promotions ceux qui commettent des fautes de grammaire et de conjugaison, précise Le Monde.

La solution pour les entreprises est donc de recourir à la certification d’orthographe pour leurs salariés. De 16.000 en 2014, le nombre de certifiés du Projet Voltaire est passé à 65.000 en 2020, pour un total de 25,2 millions de salariés en France. Les 14.000 salariés de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV) se sont, par exemple, vus proposer la certification. Un tiers des salariés de la CNAV a accepté la démarche.