Ils domptent la machine pour l'entreprise

Delphine Bancaud

— 

Pour gagner en efficacité, la majorité des grandes entreprises sont dotées d'ERP (Enterprise Resource Planning). Ces progiciels de gestion intégrés permettent de coordonner l'ensemble des activités d'une entreprise (marketing, achats, force de vente, ressources humaines, comptabilité...) au sein d'un même système d'information. Chargés d'accompagner leurs clients dans la mise en oeuvre de ces applications, les consultants ERP possèdent à la fois de fortes compétences organisationnelles et techniques.

Ses missions A 30 ans, Philippe Egloff, consultant manager ERP chez Ernst & Young, peut dormir sur ses deux oreilles. Aucun risque que la crise actuelle vienne altérer sa belle carrière, tant ses compétences sont recherchées sur le marché. Après cinq ans passés chez Price­waterhouseCoopers, le jeune homme est devenu consultant ERP senior chez Ernst & Young, avant de gagner encore du galon : « J'encadre désormais cinq autres consultants ERP, avec lesquels je travaille pour des clients industriels (notamment pétroliers ou du secteur aérien), aussi bien en France qu'à l'étranger », explique-t-il. Les missions s'enchaînent et durent entre six mois et un an. Toutes commencent par une phase d'analyse : « J'évalue les besoins fonctionnels de l'entreprise afin de la conseiller dans son choix d'ERP. Je définis ensuite, dans un cahier des charges, les modalités de sa mise en fonction et de la formation des salariés utilisateurs. » Suivant ses recommandations, une équipe de techniciens met en place l'ERP. En véritable chef d'orchestre, Philippe Egloff s'assure a posteriori que l'application fonctionne. « J'interviens, parfois, pour améliorer un progiciel déjà installé. Par exemple, si un service comptable n'arrive pas à calculer la TVA avec son progiciel, je vérifie si cela est dû à une mauvaise utilisation ou à un mauvais paramétrage de l'ERP », décrit le consultant.

Les débouchés Les consultants ERP peuvent travailler dans des cabinets de conseil, dans des SSII (sociétés de services en ingénierie informatique) ou encore chez des éditeurs de progiciels, comme SAP ou Oracle. Après être passés du grade de junior à senior, ils chapeautent une équipe de consultants, et peuvent par la suite rejoindre la direction opérationnelle d'une entreprise.

Les salaires Les jeunes diplômés peuvent espérer de très belles rémunérations dès le début de leur carrière, soit de 30 000 à 45 000 euros annuels. ■