Emploi : Le nombre de chômeurs en catégorie A a augmenté de 1,7 % en avril

TRAVAIL Cette hausse est nettement plus marquée chez les jeunes avec +3,2 %

20 Minutes avec AFP

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Le nombre de chômeurs en catégorie A a augmenté au mois d'avril notamment chez les jeunes. (Illustration : Manifestation de patrons de boîte de nuit à Rennes le 24 septembre 2020)
Le nombre de chômeurs en catégorie A a augmenté au mois d'avril notamment chez les jeunes. (Illustration : Manifestation de patrons de boîte de nuit à Rennes le 24 septembre 2020) — Mathieu Pattier/SIPA

Au mois d’avril, 65.600 demandeurs d’emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans activité, se sont inscrits au chômage en France. Une hausse de 1,7 % : la plus forte observée depuis avril 2020 pour cette catégorie. Selon les chiffres du ministère du Travail, elle porte à 3,863 millions le nombre total de chômeurs catégorie A. Cette augmentation est nettement plus marquée pour les jeunes (+3,2 %) que pour les âges médians et les seniors (+1,6 % et +1,3 %), sans doute en lien avec les métiers concernés.

Par exemple, les « animations de loisirs auprès d’enfants ou d’adolescents », sont susceptibles d’avoir été très affectées par les restrictions du mois d’avril 2020. A compter de début avril, une nouvelle vague de restrictions avait été mise en place pour freiner la propagation du virus, avec notamment la fermeture des crèches et établissements scolaires pendant trois à quatre semaines.

Baisse des chômeurs en catégorie B et C

En revanche, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie B et C est en forte baisse, en particulier dans la catégorie C (-4,8 %), certains ayant basculé vers la catégorie A. Par conséquent, en incluant l’activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi en France (hors Mayotte) est quasi stable en avril par rapport au mois précédent (-0,1 %, soit -7.000) et s’établit à 6,012 millions, selon la Direction des statistiques (Dares).

Ces statistiques mensuelles sont publiées sans commentaire sur le site de la Dares qui a décidé de revenir à une analyse des évolutions trimestrielles, moins volatiles, comme avant la crise sanitaire du Covid-19. Les derniers résultats trimestriels publiés fin avril avaient fait état d’une légère baisse du chômage au 1er trimestre (-0,4 %), la hausse restant de 6,3 % sur un an.