Coronavirus : Vers une meilleure reconnaissance des travailleurs de la « deuxième ligne » en 2021

EMPLOI Cette reconnaissance, exigée par les syndicats, se déroulera en trois phases, a indiqué le gouvernement

20 Minutes avec AFP

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ROBIN LETELLIER/SIPA

Le gouvernement a promis ce lundi que « des réponses » en matière de reconnaissance des travailleurs de la « deuxième ligne » face à l'épidémie de coronavirus seront apportées en 2021. La mission sur ces salariés se déroulera en trois phases, a détaillé le ministère du Travail à l’issue d’une conférence de dialogue social organisée à Matignon dans la matinée avec les responsables des organisations patronales et syndicales, qui soulignent l’importance de ces emplois depuis le début de la crise sanitaire.

La première phase consistera à faire le point sur ce qu’est un salarié de « deuxième ligne ». Une mission en ce sens a été confiée à Sophie Moreau-Follenfant, ancienne DRH dans le secteur de la propreté, et Christine Erhel, économiste du travail spécialisée dans la mesure de la qualité de l’emploi.

Les caissières ou les éboueurs

« Début 2021 », la deuxième phase consistera en l’analyse des conditions de travail de ces salariés, parmi lesquels sont souvent cités les caissières ou les éboueurs, puis il y aura « une réponse en matière de reconnaissance de ces travailleurs », notamment sur les perspectives de carrières, de rémunération ou d’accès à la formation.

« Ce sont des travaux qui ne se font pas en trois jours. Il y aura peut-être de la négociation de branche. On s’organise de manière cadencée pour qu’en 2021 il y ait des réponses sur la question des travailleurs de la deuxième ligne », a indiqué le ministère.

Un intérêt tardif « scandaleux »

A sa sortie de la réunion, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a jugé « scandaleux » l’intérêt tardif pour ceux « dont on parle depuis le mois de mars », quand son homologue de la CFDT, Laurent Berger, a ajouté qu’il ne fallait « pas que ça aille trop lentement ».

Mi-octobre, les responsables des cinq organisations syndicales avaient écrit à Jean Castex pour réclamer au Premier ministre une « reconnaissance effective du rôle essentiel » de ces salariés. Ils réclamaient « une réunion d’urgence » pour étudier « sans délai » une « revalorisation des salaires, conditions de travail, emploi et carrières » de ces travailleurs.