Encore peu de formations spécifiques

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« A l'origine, ce métier était souvent exercé par des salariés dont on ne savait plus trop quoi faire dans l'entreprise. Mais fort heureusement, cette fonction s'est professionnalisée et a gagné en expertise et en compétences », glisse François Delatouche. Selon l'étude commandée par l'Arseg sur la filière services généraux et conduite par l'Essec en 2007, la majorité des directeurs ou responsables généraux interrogés ont eu accès à ce poste par le biais de la mobilité interne. Cette fonction est en effet souvent proposée à d'anciennes assistantes, à des responsables de la communication... Du coup, l'étude de l'Essec montre que les profils des professionnels sont assez hétérogènes : plus d'un quart d'entre eux ont un niveau bac + 2 et près d'un tiers est titulaire d'une maîtrise universitaire ou d'un diplôme d'ingénieurs.

En outre, l'offre de formations spécialisées dans le domaine des services généraux demeure encore embryonnaire. Il existe un master management et ingénierie des services, option services généraux à l'université de Marne-la-Vallée et un mastère spécialisé management de l'immobilier et des services à l'école supérieure des travaux publics (ESTP). La Cegos propose aussi aux salariés qui vont devenir responsables des services généraux un cycle certifiant de 13 jours. Son concurrent Demos propose quant à lui un cycle de trois jours intitulé « Devenir responsable des services généraux », comprenant entre autres des modules de management et de gestion. Enfin, une formation dans le domaine des achats peut être très utile pour démarrer dans le métier.

D. B.