Robotisation: 14% des emplois actuels pourraient disparaître d'ici 20 ans, alerte l’OCDE

AUTOMATISATION Et un tiers d’entre eux seraient susceptibles d’être « profondément transformés »

20 Minutes avec agences

— 

Le robot humanoïde Pepper.
Le robot humanoïde Pepper. — Keita Iijima/AP/SIPA

L’automatisation devrait avoir un impact profond sur l’emploi dans les 15 à 20 ans à venir. 14 % des métiers actuels sont menacés, soit près d’un sur sept, estime en effet l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport rendu public ce jeudi à Berlin. 32 % d’entre eux sont susceptibles d’être « profondément transformés ». Or, la reconversion des travailleurs et leur formation dans le numérique accusent un retard important, alerte l’organisme.

 

Une bombe à retardement

Selon Angel Gurria, le Secrétaire général de l’OCDE, le manque de préparation à ce basculement dans l’ère numérique constitue une bombe à retardement sur le plan social et politique. « Il est important que les individus aient le sentiment qu’ils seront soutenus s’ils sortent perdants des transformations en cours, et qu’ils seront aidés dans leur recherche de nouvelles et meilleures opportunités », plaide-t-il dans un communiqué.

Selon l’institution, 56 % de la population adulte des pays de l’OCDE n’a que des compétences « basiques » ou inexistantes en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC).

Investir sur la formation

En priorité, l’organisation recommande aux pays membres d’insister sur l’offre de formation professionnelle​ : « campagnes d’information » et offres de formations « plus flexibles » et adaptées au rythme des employés actifs.

Les dispositifs incitant à la formation, par exemple le « compte personnel » mis en place en 2015 en France, se heurtent à un sous-investissement de la part des employeurs, notamment aux Etats-Unis, déplore le rapport.

Egalement dans le viseur de l’organisation, la proportion croissante de « travailleurs indépendants ». Un travailleur sur 7 travaille à son compte et se trouve généralement à l’écart des offres de formation ou de reconversion.