Les JO 2024 à Paris vont générer environ 150.000 emplois existants ou à créer

EMPLOIS Le Comité d’organisation assure que les Jeux olympiques devraient mobiliser 150.000 emplois existants ou à créer, en majorité entre 2021 et 2024

20 Minutes avec AFP

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Comité d'organisation des JO (Cojo) assure que les Jeux à Paris devraient générer 150.000 emplois
Comité d'organisation des JO (Cojo) assure que les Jeux à Paris devraient générer 150.000 emplois — TRISTAN REYNAUD/SIPA
  • Trois secteurs principaux sont concernés par la création d’emplois pour les Jeux : la construction, l’organisation des JO et le transport.
  • Les Jeux devraient avoir un impact sur l’emploi en Seine-Saint-Denis, département dont le taux de chômage atteint 17 %.

Booster l’emploi en Ile-de-France. Le Comité d’organisation des Jeux olympiques a présenté aux ministres du Travail, de la Cohésion des territoires et des Sports, une cartographie des emplois attendus pendant les JO. Au total, les Jeux devraient mobiliser environ 150.000 emplois existants ou à créer, entre 2021 et 2024. Cette projection doit permettre aux acteurs de l’emploi d’identifier les besoins en formation pour en faire profiter au mieux les habitants et entreprises locales.

Trois secteurs principaux sont concernés. 11.700 emplois concernent la construction. 78.300 seront nécessaires pour l’organisation des JO, à savoir tout ce qui touche à l’événementiel, la sécurité privée, le transport, ou encore la gestion des déchets. Enfin, quelque 60.000 emplois seront dédiés au tourisme comme l’hôtellerie et la restauration.

Enjeux de taille pour la Seine-Saint-Denis

A partir de 2021, le village olympique, le centre aquatique olympique (Saint-Denis) et le village des médias (Le Bourget) seront construits en Seine-Saint-Denis. Un enjeu de taille pour l’emploi, dans ce département défavorisé où le chômage atteint 17 %, contre 8 % en Ile de France au 3e trimestre 2018. D’autant que des événements comme la COP21 au Bourget en 2015, ou l’Euro-2016, n’avaient pas eu l’impact attendu pour les entreprises locales.

Autre enjeu, celui de l’accès aux marchés. « Au village olympique, il y aura des lits, des chaises, des armoires. Est-ce qu’on crée les conditions pour qu’ils soient construits par des entreprises en Ile-de-France, ce qui limitera les coûts environnementaux, ou est-ce qu’on va les chercher au bout du monde ? », demande Patrick Braouezec, le président de l’agglomération Plaine Commune, territoire de neuf villes dont Saint-Denis. Les organisateurs affichent eux, leur volonté d’éviter l’écueil d’un événement déconnecté des territoires.