Toulouse: Femme et pilote de ligne, à 22 ans, Victoria se sent «à égalité» avec les hommes

TRAVAIL Jeune pilote de ligne, Victoria Durban participe ce mardi, à Toulouse, à un forum pour promouvoir le travail des femmes et l’égalité salariale…

Béatrice Colin

— 

Victoria Durban, 22 ans, est depuis un an pilote au sein de la compagnie easyJet.
Victoria Durban, 22 ans, est depuis un an pilote au sein de la compagnie easyJet. — eaysJet
  • Victoria Durban, pilote de ligne chez easyJet, participe au Forum Elle Active ce mardi à Toulouse.
  • A 22 ans, elle est l’une des plus jeunes femmes à être pilote de ligne et se sent «traitée de la même manière» que ses homologues masculins.
  • Dans le monde, les pilotes femmes représentent seulement 4% des effectifs des compagnies aérienne.

A 22 ans, Victoria Durban a déjà une petite année de carrière derrière elle. Et par dans n’importe quel secteur. Cette Toulousaine d’adoption est l’une des (trop) rares femmes pilotes de ligne. Car si en cabine, le personnel est souvent féminin, dans le cockpit elles sont sous représentées.

Selon l'International society of women airline pilots, seuls 4 % des pilotes du monde entier sont des femmes, même si cette proportion augmente, lentement, chaque année.

Avant d’être embauchée par easyJet il y a un an, Victoria Durban s’est formée à l’Ecole nationale de l'aviation civile (ENAC). Un parcours qu’elle partagera avec d’autres femmes lors du Forum ELLE Active qui se tient ce mardi après-midi dans la Ville rose.

Traitée comme n’importe quel pilote

A cette occasion, elle va évoquer son parcours et montrer qu’il est possible de se faire une place dans un univers très masculin, « même si on manque encore de femmes dans les formations de pilotes ». Contrairement à ses collègues, petite, elle ne rêvait pas d’être aux manettes d’un avion. « C’est arrivé assez tardivement, au lycée », raconte-t-elle.

Mais après, rien ne l’a stoppée. Et certainement pas le côté masculin de cet univers. « J’ai grandi au milieu de frères. C’était un challenge, cela ne m’a pas rebutée », affirme-t-elle.

Certes, elle a dû faire face « à des petites remarques, aux préjugés » parfois pendant sa formation. Mais au sein de sa compagnie, dont 6 % des effectifs en France sont des femmes, elle estime « être traitée comme n’importe quel pilote. On est tous plutôt à égalité ». Et souvent, les retours des passagers sont positifs, trouvant « sympa » d’avoir une jeune femme aux commandes.

La seule différence avec ses amies qui évoluent dans d’autres univers, ce sont les horaires décalés. « Cela nécessite juste de l’organisation. Et ce n’est pas incompatible avec la maternité, sur les trois femmes capitaines d’easyJet basée à Toulouse, deux ont des enfants », relève celle dont l’objectif d’ici 5 ans est de devenir commandant de bord.