Se plaindre de son patron ou de ses collègues? Avec l'appli Jubiwee c'est possible

ENTREPRISES La startup Jubiwee a développé une solution permettant de sonder les employés à intervalles réguliers sans attendre le fameux entretien saisonnier...

C. Ape.

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Illustration d'un open space
Illustration d'un open space — CHRISTOPHE ENA / POOL / AFP

Et si les échanges entre managers et collaborateurs étaient facilités par une application ? C'est le pari de Jubiwee, un outil créé par une start-up qui vient de lever 700.000 euros auprès de plusieurs investisseurs, dont un certain Xavier Niel, rapporte Challenges ce vendredi.

Des échanges fludifiés

«Les grandes entreprises déploient des moyens considérables pour connaître à fond leur client, et beaucoup moins pour connaître leurs collaborateurs», avance l'un des fondateurs de Jubiwee, Thibaud Martin.

«Jubiwee contribue à cerner et à prévenir ces problèmes en amont, explique l'homme de 28 ans, diplômé de l'Edhec et ex-data analyst. A l'inverse des grandes enquêtes annuelles, très standardisées et chronophages pour les ressources humaines, notre solution permet aux managers d'avoir directement le retour des employés sur des sujets précis et de manière quasi-instantanée».

Mais comment ça marche ? Quelques questions sont envoyées en interne aux collaborateurs de l'entreprise à intervalles réguliers. Les données anonymes sont alors triées et envoyées aux managers. En plus des données, les managers recoivent des analyses pour déterminer les pistes de réfléxion à suivre pour résoudre les problématiques soulevées. 

Plueisurs grands groupes séduits par Jubiwee

Une offre qui a déjà séduit le groupe Allianz France. «Cet outil collait parfaitement à notre volonté d'instaurer de nouveaux modes de travail, davantage tournés vers les besoins du client, et des collaborateurs», indique Delphine Asseraf, en charge de l'écosystème «Ma Mobilité» chez l'assureur.

Jubiwee «favorise les échanges et par ricochet une prise de décision plus rapide», affirme-t-elle.

Dailymotion, Dassault Systèmes, Oui.Sncf, Mazars France, ou le Crédit du Nord ont également sauté le pas.

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