L'Occitanie crée le «Tinder» de l’apprentissage, ou comment matcher avec son futur patron

ECONOMIE La région Occitanie a présenté ce jeudi une application qui doit mettre en relation recruteurs et apprentis. Elle sera lancée en mai…

Beatrice Colin

— 

ANIE, une application à la dispositions des apprentis et des entrepreneurs mis en place par la Région Occitanie.
ANIE, une application à la dispositions des apprentis et des entrepreneurs mis en place par la Région Occitanie. — B. Colin / 20 Minutes
  • La région Occitanie lance Anie, une application dédiée aux recruteurs et apprentis, téléchargeable au mois de mai.
  • Chaque année, 1.500 des 36.000 apprentis se retrouvent sans entreprise sur la région.

Sur cette application, les moins de trente ans n’y trouveront pas l’amour. Mais par contre, ils auront peut-être la chance que leur profil « matche » avec celui de leur future entreprise.

La région Occitanie a lancé officiellement ce jeudi Anie, une sorte de Tinder pour l'apprentissage, lors du salon de l’emploi et la formation TAF, au Parc des expositions de Toulouse. Disponible en mai sur les plateformes Android et Apple Store, cette application doit permettre de faciliter la vie des apprentis d’un côté et des recruteurs de l’autre.

1.500 apprentis sans entreprise chaque année

« Dans le secteur de l’apprentissage, il y a plusieurs problèmes. L’un d’entre eux est la difficulté de certains secteurs à recruter des candidats, comme l’industrie ou le bâtiment, et dans d’autres au contraire, il y a beaucoup de jeunes qui eux ne trouvent pas d’entreprises, c’est le cas chaque année pour près de 1.500 apprentis sur les 36.000 que compte l’Occitanie », indique la présidente du conseil régional, Carole Delga.

Elle a chargé l’entreprise toulousaine Bizness d’élaborer cette application pour qu’elle soit la plus interactive possible. «  Un chatbot facilite l’accompagnement du recruteur et de l’apprenti dans l’élaboration de son profil. Sur Anie, on trouve des préparations à un entretien, des informations sur l’apprentissage et on peut faire du job matching », explique Bruno Sola de Bizness.

Mais cette correspondance virtuelle entre l’offre et la demande ne se fera pas grâce à une série de compétences sur un CV. Grâce à des réponses fournies par l’apprenti, un profil et des attitudes seront établis et des offres seront proposées. Des critères qui peuvent d'ores et déjà être remplis en ligne, en attendant la sortie de l’application en mai.