CDI, intérim, bon plan étudiant... Où chercher votre job à Toulouse?

TRAVAIL Ce vendredi à 18h, le gouvernement dévoile le nombre de chômeurs inscrits fin octobre sur les listes de Pôle emploi. « 20 Minutes » vous liste les branches qui recrutent, celles qui proposent le plus de CDI et les gisements que vous ne soupçonnez pas dans l’agglomération de Toulouse…

Hélène Menal

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L'agence Pôle Emploi de Jolimont à Toulouse
L'agence Pôle Emploi de Jolimont à Toulouse — Frédéric Scheiber/20MINUTES
  • Le marché de l’intérim connaît une embellie de bon augure à Toulouse.
  • Si vous êtes technicien de surface, commercial ou bien ingénieur infiormatique, le marché de l’emploi vous ouvre les bras.
  • Le numérique ou les hangars du Rungis local recèlent aussi de bonnes opportunités.

Vous aimeriez bien trouver un boulot sous le sapin ? Alors que Pôle emploi dévoile son ultime livraison statistique de l’année, la dernière avant trois mois, 20 Minutes est allé modestement tâter le pouls du marché à Toulouse et dans son agglomération. Evidemment tout dépend de vos exigences et de vos qualifications.

Si vous cherchez à tout prix. Si c’est urgent, le mieux est de vous présenter dans les secteurs les plus tendus. Et avoir la bosse du commerce est un atout. Sur un site spécialisé comme Monster.fr par exemple, les postes de vendeurs, spécialisés ou pas, trustent le podium des offres du moment.

Sur Indeed.fr, ce sont les employés de ménage ou les assistants maternels qui sont les plus recherchés.

Des données instantanées à recouper avec les statistiques de Pôle emploi Occitanie. Son Top 10 du moment pour l’agglomération toulousaine, des métiers les plus tendus s’établit comme suit : Magasinage et préparation de commandes (2.573 offres dans l’année), transport de marchandise longue distance, personnel de cuisine, assistance auprès des adultes, comptable, serveur, électricien, mécanicien automobile et commercial.

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Si vous aimez la sécurité. Vous cherchez un CDI et rien qu’un CDI, le spectre se rétrécit un peu. Selon Pôle emploi, les meilleurs taux d’embauche en CDI se retrouvent dans la vente, la grande distribution, l’accueil en hôtellerie puis la banque, l’assurance et l’immobilier. Il est aussi costaud dans les services à la personne mais ils ont l’inconvénient de proposer énormément de temps partiels.

Si vous êtes vagabond. Vous préférez l’intérim aux contrats sans fin. Le secteur, qui selon les spécialistes est un précurseur des tendances globales de l’emploi, connaît une embellie significative. Les effectifs ont fait un bond de 15 % en un an dans la Haute-Garonne. Les métiers où les agences castent le plus de contrats en ce moment sont sans la construction (30 %), comme d’habitude, puis le transport et l’entreposage (14 %), et la fabrication de matériel de transport avec l’aéronautique (12 %).

L’informatique, El Dorado des cadres. C’est une spécificité toulousaine due à la forte présence des bureaux d’études pour l’industrie aéronautique. Les ingénieurs, cadres ou responsables informatique sont, tous secteurs confondus et de loin, les profils les plus recherchés dans la région toulousaine. Selon Pôle emploi, l’année 2017 devait voir l’embauche de quelque 1.700 petits génies de l’informatique, plutôt bien payés dans ce secteur ultra-concurrentiel. Pas de doute, pour les jeunes, c’est l’orientation en or.

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Une plateforme pour les emplois du numérique. Si vous maîtrisez l’informatique mais aussi à fond les réseaux sociaux, le numérique est LE gisement de demain. « 80 % des entreprises du secteur ont du mal à recruter », selon le cluster DigitalPlace qui les réunit au niveau régional. Il vient de lancer une plateforme en ligne, DigitalSkills, qui centralise les offres et met notamment en avant les petites PME du numérique qui souvent embauchent leurs stagiaires et leur offrent de belles carrières.

Le gisement du « Rungis local ». Le Marché d'intérêt national (MIN) de Toulouse, est une véritable ruche. Entre les chambres frigorifiques, les magasins en gros, et les entrepôts de stockage, il emploie 900 salariés dans 148 entreprises et chez 339 producteurs. Alors, bien sûr, il faut être vaillant et le plus souvent travailler la nuit. D’où le turn-over important et le nombre conséquents de postes à pouvoir : environ 400 selon Maguelonne Pontier, la directrice du MIN.

Manutentionnaire, chauffeur-livreur, électricien-frigoriste, et même comptable, la palette des besoins est large. Pas plus tard que ce jeudi, 123 candidats ont participé à un job dating. Si vous êtes intéressé, parlez-en à votre conseiller Pôle emploi. L’organisme a un « espion » très efficace au MIN.

Les étudiants font patte de velours. Les fast-foods et la garde d’enfants constituent à Toulouse le vivier principal pour les jobs étudiants. Dans une ville où le secteur associatif est dynamique, les emplois d’animateur pullulent aussi. Passer son BAFA est donc une garantie de s’assurer quelques contrats saisonniers. Pas mal d’enseignes de la grande distribution signent aussi des contrats étudiants pour le week-end ou la mise en rayon.

Et pour peu qu’on ait le feeling avec les chiens ou les chats, la multiplication des plateformes de «pet-sitting​ » (empruntemontoutou.com, animaute.fr, yoopies.fr, dogsitting.fr, etc.) est une bonne façon de mettre du beurre dans ses coquillettes. Pour les chats pris en pension complète, les tarifs pratiqués tournent autour de 15 euros par jour. On peut aussi se proposer pour simplement d’aller nourrir ou promener Médor. Avant les départs en vacances de Noël, c’est un bon plan.