Castorama: Des centaines d’emplois menacés par une délocalisation en Pologne

EMPLOI L'annonce du regroupement des activités de contrôle de gestion et de comptabilité du groupe Kingfisher à Cracovie fait réagir les syndicats, qui craignent d'autres annonces à venir...

20 Minutes avec agences

— 

Des postes chez Castorama seraient menacés par une délocalisation en Pologne selon les syndicats.
Des postes chez Castorama seraient menacés par une délocalisation en Pologne selon les syndicats. — Philippe Huguen AFP

La direction du groupe britannique Kingfisher souhaiterait prochainement regrouper à Cracovie ( Pologne) certaines de ses activités de comptabilité et de contrôle de gestion. Conséquence : plusieurs centaines de postes seraient menacées en France au sein des enseignes Castorama et Brico Dépôt dont le groupe est propriétaire.

« Environ 500 » postes menacés

C’est ce qu’ont affirmé ce lundi FO et la CGT. Selon les syndicats, la directrice générale de Kingfisher, la Française Véronique Laury, a annoncé ce regroupement dans une vidéo diffusée auprès de l’ensemble des employés du groupe mercredi dernier.

Le message évoquerait la disparition des métiers concernés « à horizon fin 2018 » avec la mise en place de négociations sur un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) programmée « début 2018 », a précisé le représentant FO Jean-Paul Gathier. Pour le syndicat, « environ 500 » postes seraient menacés, dont près de la moitié au siège de Templemars (Nord).

>> A lire aussi : Le moteur de recherche de Castorama piraté

« Les annonces ne sont pas finies »

Du côté de la CGT, on estime par la voix de Nicolas Euzenot que « les annonces ne sont pas finies ». Même si « le périmètre n’a pas été communiqué », « plusieurs centaines » de salariés pourraient perdre leur travail en prenant en compte les postes administratifs dont les suppressions étaient « déjà actées ».

En septembre dernier, Kingfisher avait annoncé une baisse de 8,1 % de son bénéfice net au premier semestre 2017. Pour FO, « d’autres métiers seront vraisemblablement appelés à disparaître » après cette restructuration qui considère les employés « comme des coûts ». Quant à la CGT, elle accuse la direction de choisir le « dégraissement pour gagner du fric sur la réduction de la masse salariale pour donner plus et encore plus aux actionnaires ».

>> A lire aussi : Whirlpool à Amiens, de la restructuration à la reprise