Haribo va supprimer une centaine d'emplois en France d'ici 2018

EMPLOI Au moins 15 % des effectifs français vont être supprimés…

Manon Aublanc avec AFP

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L'entreprise Haribo a vu le jour en Allemagne en 1920.
L'entreprise Haribo a vu le jour en Allemagne en 1920. — JOEL SAGET / AFP

Le confiseur Haribo va supprimer d’ici fin 2018 une centaine de postes en France, soit 15 % de ses effectifs dans l’Hexagone, a indiqué un de ses dirigeants au journal Le Monde, soulignant que les départs volontaires et en préretraite seront privilégiés.

« Il y avait un véritable décalage entre la très bonne situation financière de l’entreprise et le plan de restructuration », admet le président de Haribo France, Jean-Philippe André, alors que la filiale française a notamment vu son chiffre d’affaires doubler en dix ans et atteindre 250 millions d’euros.

Sans l’accord, Haribo aurait dû fermer l’un de ses deux sites

Jean-Philippe André indique que la signature de cet accord a permis de maintenir les deux sites de production du groupe Haribo en France, à Uzès et à Marseille. « Si nous n’avions pas signé l’accord, nous aurions dû fermer un des deux sites avant 2020 », déclare Jean-Philippe André, cité par Le Monde, qui indique que les salariés des deux sites se sont prononcés par référendum.

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Selon Jean-Philippe André, une majorité des salariés français se sont prononcés pour l’accord, lors de ce scrutin : « La CGT avait appelé au boycott du vote, mais le taux de participation a atteint 90 %. Et nous avons obtenu un soutien de 72 % des votants à Uzès et de 62 % à Marseille », se félicite Jean-Philippe André.