Le conseiller clientèle oriente ses clients en fonction de leurs besoins.
Le conseiller clientèle oriente ses clients en fonction de leurs besoins. — MEIGNEUX/SIPA

Magazine

Couver le porte-monnaie des particuliers

BANQUE - Le conseiller clientèle particuliers veille au portefeuille des personnes. Proche de ses clients, il propose des produits bancaires adaptés. Avec un don particulier pour le sens des affaires.

Celui qui ne connaît pas le conseiller clientèle particuliers n’a jamais foulé le seuil d’une banque! Avec le chargé d’accueil, il est le plus connu du grand public. Et pour cause: ce technicien, qui représente 19% de l’ensemble des effectifs bancaires, est l’interlocuteur phare des personnes. Commercial chevronné, ce conseiller bancaire gère le portefeuille de ses clients avec habileté.

Jean-Claude Guéry, directeur des affaires sociales de l’Association française des banques détaille les missions du conseiller clientèle particuliers: «Orienter, fidéliser et vendre des produits bancaires aux personnes en fonction de leurs attentes rythme son quotidien. Ce savoir-faire, où le relationnel joue un rôle indéniable, s’effectue de plus en plus à distance, grâce à des plateformes téléphoniques et internet.»

Loin de l’image du trader, il est donc à l’écoute de ses clients, dont il connaît le train de vie. Un mariage, une naissance ou un décès, rien ne lui échappe: c’est à lui que l’on fait appel pour épargner et demander des crédits à la consommation ou immobilier. Généralement encadré par le directeur d’agence, il informe aussi les particuliers sur des produits d’assurances.

Rassurer le client

«Comme la situation économique est plus difficile, plus morose, le conseiller clientèle particuliers est aussi là pour rassurer le client», souligne de son côté, Pascale Kroll, auteur de Les métiers de la banque et de la finance» (éd. L’Etudiant, avril 2014). «Aujourd’hui, les particuliers regardent à deux fois avant de s’engager pour souscrire une assurance-vie par exemple», continue-t-elle.

Le conseiller clientèle particuliers doit donc faire preuve de pédagogie et de diplomatie pour séduire ses interlocuteurs, qui rechignent parfois à s’engager. «Dans un environnement concurrentiel, il doit aussi être plus agressif commercialement: il a des objectifs à atteindre, les banques lui mettent davantage la pression», termine Pascale Kroll.

Le conseiller clientèle particuliers, qui s’occupe entre 600 et 1.000 clients,  gagne entre 30.000 et 35.000 euros par an. Depuis plusieurs années, une vague de recrutements est en marche. Un phénomène que Jean-Claude Guéry ne va pas démentir: «La catégorie des conseillers clientèle particuliers est le gros du bataillon, ce métier représente 25% des embauches, en majorité en CDI.»

Clémence Chopin