Reprendre un 3ème cycle grâce à la formation continue

Sylvie Laidet

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Il n’y a pas d’âge pour apprendre, mais avant de retourner à l’école, assurez-vous d’être motivé
Il n’y a pas d’âge pour apprendre, mais avant de retourner à l’école, assurez-vous d’être motivé — Caro Fotos / Sipa

EMPLOI - Retourner sur les bancs de l’école et se lancer dans une formation continue peut aider à faire évoluer et/ou relancer sa carrière professionnelle.

Se reconvertir, se spécialiser, élargir ses compétences, toutes ces raisons sont recevables pour se lancer dans un master, un MBA ou un mastère spécialisé en formation continue. Mais pour donner un nouvel élan à votre carrière, elle doit répondre à un projet professionnel bien prédéfini. «Pour prendre de nouvelles responsabilités dans son entreprise, le projet doit être mené de manière bilatérale avec la RH et le manager afin que dès le départ, cette formation soit inscrite dans le déroulement de carrière», conseille Driss Aït Youssef, président de l’Institut Léonard de Vinci.

Cibler vos objectifs

Vous souhaitez vous reconvertir? Parfait, mais quand quel secteur? Quel type d’entreprise? Assurez-vous que votre futur employeur connaît et apprécie le 3e cycle visé. Sa qualité est aussi capitale, notamment son caractère diplômant ou qualifiant. Sinon, c’est peine perdue. Privilégiez un établissement mixant un enseignement académique avec des cours dispensés par des professionnels actifs. Veillez à ce que l’école ait des entreprises partenaires. «Choisir un 3e cycle avec une dimension internationale me paraît aussi judicieux. Une expérience à l’étranger sera indispensable à l’avenir», souligne Olivier Dézé, président du cabinet William Sinclair.

Soyez pugnace

Attention à ne pas acheter l’«étiquette» d’une grande école visant à gommer un parcours initial peut-être un peu moins prestigieux. «Les recruteurs ne sont pas dupes de ce genre de manœuvre», insiste-t-il. Croisez les données des annuaires des anciens de l’école avec leur profil LinkedIn ou Viadeo, vous constaterez ainsi l’impact (ou non) de leur 3e cycle sur leur carrière.
Enfin, pour espérer tirer profit de ce 3e cycle, il faut aller au bout. «Ces formations continues demandent un fort investissement en temps et une motivation décuplée. Les capacités d’apprentissage et de concentration ne sont plus les mêmes à 40 ans qu’à 20», précise Driss Aït Youssef. Pour garder le cap, l’idéal est d’être épaulé par un tuteur aux RH ou par un agent de Pôle emploi si vous êtes demandeur d’emploi.