Travailler après le bac, une bonne idée?

Lucie de la Héronnière

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Pour travailler sans trop s’épuiser, une des solutions est de prendre des petits boulots l’été.
Pour travailler sans trop s’épuiser, une des solutions est de prendre des petits boulots l’été. — J-S. Evrard / Sipa

PARCOURS - Est-ce une bonne idée de travailler directement une fois le bac en poche? Ou mieux vaut-il concilier études et petits boulots ? Les possibilités sont nombreuses.

Certains bacheliers décident de ne pas entrer tout de suite dans l’enseignement supérieur, pour travailler un an, enrichir leur parcours d’expériences. Rachida Soussi, journaliste à Studyrama-emploi.com, explique que cela peut être «une bonne alternative si on souhaite prendre plus de temps pour se découvrir, mieux s’orienter ou définir son projet professionnel. Le tout est de garder sa motivation pour ensuite reprendre le rythme scolaire, et de pouvoir expliquer ce choix plus tard sur le CV».

Amphi, boulot, dodo

Selon l’enquête Conditions de vie 2013, de l’Observatoire national de la vie étudiante, 46% des étudiants travaillent pendant l’année universitaire, pour des raisons financières et/ou de volonté d’indépendance. Le tout dans des situations très diverses: entre un plein temps suivi de cours du soir et 4 heures de baby-sitting par semaine, rien à voir…

«Moins de 10 heures d’activité salarié par semaine ont un impact positif sur les résultats des examens, explique Bénédicte Froment, sociologue spécialiste des questions liées à la jeunesse et aux étudiants. Quand ils travaillent plus de 10 heures, les étudiants mettent plus de temps à obtenir leur diplôme. Mais ils savent plus vite ce qu’ils veulent faire après, ils se sont confrontés aux réalités.»

Diverses solutions

Alors, comment s’organiser pour travailler en première année, quand on débarque dans une nouvelle vie d’étudiant, sans finir épuisé? Remplir toutes les vacances de petits boulots peut être une solution. Pour bosser pendant l’année, mieux vaut trouver un temps partiel permettant d’assister à tous les cours. Beaucoup de jobs sont compatibles avec les études: garde d’enfants, soutien scolaire, animation, télé-conseil, vente, restauration…
Pour réussir, Rachida Soussi conseille de «ne pas cumuler trop d’heures de cours et de travail dans une même journée, pour ne pas accuser la fatigue le lendemain en classe. Travaillez les fiches de révision régulièrement, pour les lire dans le trajet vers le travail, rattrapez les cours rapidement si vous vous absentez…».

Et renseignez-vous sur ce que propose votre future faculté: par exemple, l’université Toulouse-III-Paul-Sabatier va mettre en place à la rentrée une «charte de l’étudiant(e) salarié(e)», regroupant plusieurs dispositions pour permettre une plus grande assiduité des étudiants salariés, comme le développement d’outils numériques pour l’enseignement à distance, un suivi particulier sous forme de «tutorat» ou encore des emplois du temps souples.