Un blender linguistique dernier cri

Anne-Marie Enescu

— 

Les cours en classe ne sont plus le seul moyen d'apprendre une langue étrangère.
Les cours en classe ne sont plus le seul moyen d'apprendre une langue étrangère. — A .F. Yuan/AP/SIPA

BLENDED LEARNING - Pour l’apprentissage des langues, cette formation offre à la fois la liberté de la technologie et la sécurité explicative d’un formateur.

Combinant différents modes de formation, le blended learning - de l’anglais «to blend» pour mélanger et «to learn» pour apprendre - est en passe de devenir le modèle phare d'apprentissage des langues. Mais pourquoi? Tout simplement pour son adaptabilité, sa possible personnalisation et son coût.

Dis moi qui tu es et je te dirai ce que tu as

Selon les spécialistes du secteur, les organismes de formation en langues ont une longueur d’avance sur les autres. Pour Laurent Hayat, directeur du développement de Telelangue, le blended learning est un système innovant car ici «c’est la formation qui suit le stagiaire et non le stagiaire qui suit la formation».

Et pour cause, le blended learning, né avec l’émergence des nouvelles technologies, s’intègre parfaitement au mode de vie et aux générations d’aujourd’hui. Il mixe des cours sur Internet, sur smartphone, par téléphone, en classe virtuelle sur Skype, des cours face à face, des chats et des forums de conversation, sans oublier les réseaux sociaux... Le tout 100% sur mesure et à la convenance de chacun. Le but étant de rendre l'enseignement plus efficace grâce au bon mélange entre l’humain et la machine.

Apprendre ce qui nous intéresse

Pour Karen Mander, de BLS Group, le blended learning est aussi, de par sa diversité, un moyen plus ludique d’apprendre. «Ce qui est intéressant c'est de savoir pourquoi le stagiaire veut apprendre une langue. Quels sont ses buts?» Car quoi de mieux que de travailler selon ses besoins propres et ses hobbies pour bien mémoriser une autre langue?

Pour cela les formateurs, tous natifs, ont aussi leur rôle à jouer. Pour les deux spécialistes du secteur, tous les «coaches» doivent, outre leur compétence technique sur les logiciels et pratique de leur métier, avoir une qualification professionnelle en plus. Marketing, médecine, graphisme, journalisme, automobile, etc., autant de spécialités qu’il existe de métiers.

Une solution abordable

Enfin, le prix de la formation est aussi une des raisons du succès du blended learning. Selon les dires de Virginie Jaulin, spécialiste du secteur et experte pédagogique chez Demos, «à une époque où le temps et l’argent font défaut, cette pratique linguistique est totalement adaptée aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers».

Se calant la plupart du temps sur les DIF (droit individuel à la formation), soit de 20 heures à 120 heures, les prix varient selon la «carte» que l’on choisit - cours présentiel (avec un formateur par téléphone ou en classe virtuelle) et cours distanciel (online ou offline) - de 250€ à plus de 3 000€.