Quelles sont les bonnes raisons pour suivre une formation continue?

Université Des professionnels retournent sur les bancs de la fac pour avec des motivations différentes...

Thomas Weill

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Lors de ses cours, la professeure d’anglais Laura Leach privilégie des mises en situation dans le monde du travail.
Lors de ses cours, la professeure d’anglais Laura Leach privilégie des mises en situation dans le monde du travail. — T. Weill/20 Minutes

«Que signifie commute?», demande Laura Leach, professeur d’anglais. Un cours de langues comme un autre? Non, dans cette licence de gestion en formation continue à l’université Paris-Dauphine, les 24 étudiants sont des «apprenants», âgés de 25 à 51 ans. Ils viennent de tous horizons, ont tous un emploi et une raison de suivre ce cours.

Parmi eux, Romain, 26 ans, est comptable. «J’ai arrêté mes études quand j’ai trouvé une voie qui me plaisait. Aujourd’hui, j’ai les compétences, mais il me faut un diplôme pour évoluer dans la fonction publique», regrette-t-il. Son responsable a accepté de financer sa formation si Romain utilisait ses jours de congés payés pour assister aux cours le vendredi deux fois par mois. Heureusement pour lui, la formation se fait à 75% à distance.

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Mélanie, 40 ans, secrétaire commerciale dans le secteur de l’automobile, souhaite elle trouver un autre travail. «Il n’y a aucune possibilité d’évolution dans mon entreprise, je ne veux pas faire ça jusqu’à la retraite.  Ça passe sur mon temps privé, donc mon employeur ne peut pas me le refuser», poursuit-elle.

Les apprenants sont détendus pendant la leçon. Mais quand Laura Leach leur fait lire des textes, ils sont plus hésitants. «Je centre mes cours sur des mises en situation dans le monde du travail. Comment décrire leurs métiers, et tous les outils dont ils auraient besoin pour travailler en anglais», décrit-elle.

Un défi personnel

Reprendre les études n’est pas toujours facile. Janique, 51 ans, a du mal avec la mémorisation. «Une leçon en droit va me prendre deux semaines plutôt que deux jours», confie-t-elle. Problème aussi, allier cette formation avec sa vie de famille. «Au début, mes proches étaient contents, mais ils n’avaient pas réalisé que je serais moins disponible.» Pourtant, cette manager dans un cabinet de conseil reste motivée. «Ma fille m’a lancé ce défi. Trente ans après avoir quitté l’école, je recherche mon enrichissement personnel», assure celle qui envisage même de poursuivre après la licence.

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Pourquoi à la fac? Pour Elodie, 32 ans, assistante de gestion, «c’était la formation qui correspondait le plus à ce que je cherchais. Je n’en avais pas conscience au début, mais Dauphine est un gage de qualité.» Chacun a sa raison d’être là...

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