Les métiers qui se mettent à l'alternance

Rédaction 20 Minutes

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L’alternance permet aux employeurs d’attirer et de tester des jeunes qui diversifient les profils de l’entreprise.
L’alternance permet aux employeurs d’attirer et de tester des jeunes qui diversifient les profils de l’entreprise. — Sierakowski / Jochimans / Isopix / Sipa

EMPLOI- Avantageuse pour les étudiants et les entreprises, la professionnalisation des étudiants gagne tous les domaines.

L’alternance réduite aux métiers du BTP et de l’hôtellerie-restauration? C’est fini. Face à une obligation légale de compter 4% d’alternants (5% en 2015) dans les entreprises de plus de 250 salariés, les entreprises se mobilisent. L’émergence de nouveaux métiers, dans le digital par exemple, et donc le besoin de nouvelles compétences, encourage également les employeurs à s’ouvrir à ce type de cursus.

La filière droit concernée...

Pour répondre à ce besoin, les formations s’adaptent aussi. Des filières jusque-là très académiques se créent en alternance. En septembre prochain, la faculté libre de droit de Lille s’apprête à lancer son Ecole de l’alternance sur son campus francilien d’Issy-les-Moulineaux.

Au total, une centaine d’alternants devrait rejoindre l’un des quatre masters en contrat de professionnalisation des droits des affaires au droit social. «A ce jour, nous avons déjà 90 candidats pour une quarantaine d’entreprises intéressées», explique Philippe Bernier, directeur de cette école de l’alternance.

... le numérique également

Autre métier en vogue, les contrôleurs de gestion. «Dans cette branche, les entreprises apprécient les candidats passés par un ou deux ans d’alternance», observe Xavier Clouzet, directeur senior chez Page Personnel. Autre secteur qui drague les alternants: le numérique. En 4 ans, le nombre d’alternants de ce secteur, regroupant à la fois les éditeurs de logiciels, les entreprises de conseil en technologies et les entreprises de service numérique, a augmenté de près de 40% pour atteindre 10.000 en 2013. «Pour les nouvelles technologies, les entreprises ne se tournent pas vers des ingénieurs mais vers des bac +2/3 ayant un profil geek», analyse Laurent Baudart, délégué général de Syntec numérique.

Avec plus de 38.000 postes à pourvoir d’ici 2018, l’apprentissage est aussi un excellent moyen pour les employeurs d’attirer et de tester les développeurs, designer web, testeur de logiciel d’application mobile de demain. «Ces métiers nouveaux sont très peu connus des parents et des personnes en charge de l’orientation des jeunes. L’apprentissage est un moyen de gagner en visibilité», conclut-il.

Sylvie Laidet

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