Le tuteur, une aide pour évoluer dans l’entreprise

Pratique Tuteur et collègues forment un réseau utile à l’apprenti pour son avenir professionnel

Coralie Lemke

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Le tuteur permet à l'apprenti d'évoluer dans l'entreprise.
Le tuteur permet à l'apprenti d'évoluer dans l'entreprise. — Superstock/Sipa

A la fois collègue et instructeur, le tuteur a une place centrale dans l’alternance. L’apprenti et son tuteur, liés pour plusieurs mois, forment un duo qui doit trouver son équilibre. «Les tuteurs sont des professionnels qui ont besoin que les jeunes soient efficaces pour répondre aux enjeux de l’entreprise», explique Sakina Ben Khalifa, présidente de l’association nationale des apprentis de France (Anaf).

L’apprenti doit montrer sa motivation. «C’est toujours mieux d’arriver dans l’entreprise en étant intéressé», poursuit-elle. Plus il est proactif et plus il évoluera dans l’entreprise.

Une bonne attitude

Camille Marquet en sait quelque chose. Il est responsable de maintenance dans une entreprise qui fabrique des matériaux de construction. Depuis sept ans, il prend des alternants du CFA Ingénieurs 2000.

Pour lui, trouver la bonne attitude est une question de temps. «Parfois, quand un jeune démarre, il manque d’humilité. Il pense savoir tout faire. Mais en deuxième année, l’apprenti gagne en maturité et le climat de travail est meilleur.» Le tuteur peut alors faire évoluer son apprenti et lui confier des missions plus importantes.

L’environnement important

Dans les grandes entreprises, il arrive que l’apprenti soit peu en contact avec son tuteur. D’autres personnes prennent alors le relais dans la formation. C’est le cas d’Estelle Aubouin, en alternance chez Capgemini consulting depuis un mois. «Je n’ai vu mon tuteur qu’une fois. Je change de missions tous les mois et je travaille toujours avec un chef de projet différent», raconte-t-elle. Au quotidien, l’apprentissage se fait de façon plus informelle avec ses collègues.

L’essentiel est de s’intégrer dans son environnement et de ne pas céder à la démotivation. Sur 300.000 contrats d’apprentissage signés chaque année, près de 25% sont rompus, selon une étude de l’Assemblée des chambres de commerce et d’industrie de 2010.