Il change de métier après son accident

EMPLOI Confronté au handicap, Jean-Philippe Maffioletti a su se réinventer et trouver de nouvelles compétences...

Coralie Lemke

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Jean-Philippe Maffioletti organise aujourd'hui des événements sportifs.
Jean-Philippe Maffioletti organise aujourd'hui des événements sportifs. — J-P. MAFFIOLETTI

«Je ne voulais pas rester planté chez moi». Jean-Philippe Maffioletti est catégorique. Il a été actif toute sa vie, même confronté au handicap. Cet annécien de 50 ans a travaillé pendant 17 ans dans le monde du théâtre et de la danse en tant que technicien spécialisé. Un métier physique, de terrain.

En octobre 2005, il est victime d’un accident du travail. «Je portais une charge trop lourde et je me suis blessé à la colonne vertébrale», se souvient-il. Avec des symptômes ressemblent à ceux de la sclérose en plaques, il perd l’usage de ses jambes et n’a d’autre choix que de se réorienter.

Le même domaine d’activité

«J’ai d’abord eu une période de convalescence puis je me suis remis à travailler de manière périodique dans la vente, car j’aime le contact avec les gens.» Mais ce n’est qu’en 2012 qu’il trouve réellement sa voie.

Lors d’un salon pour l’emploi, il rencontre le fondateur de l'agence Talenteo, qui lui propose de travailler dans l’événementiel pour un projet nommé Sport2job. Un organisme qui met en place des compétitions sportives pour valides et personnes handicapées au sein des entreprises.

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«Je m’occupe de la logistique et de l’organisation de manifestations sportives. Je peux me servir de l’expérience que j’avais acquise avant mon accident. Aujourd’hui, mon rôle se fait plus en amont», souligne-t-il. Il lui faut trouver le lieu idéal pour les compétitions sportives, le matériel ainsi que tout le volet technique sur place. Un travail d’autant plus épanouissant qu’il connaît bien le monde du handisport.

Bouger, quoi qu’il arrive

En dehors de son travail, Jean-Philippe Maffioletti a toujours misé sur l’activité physique pour rester épanoui. Après son accident, il s’est mis au handisport. Le vélo, l’athlétisme, le hockey, aucune discipline ne lui résiste. «Je me dis que celui qui bouge, qui a une pratique assidue, c’est quasiment gagné pour lui. Il retrouve le goût de se battre et il arrive à dépasser son handicap moteur», confie-t-il. Aujourd’hui, son nouveau challenge est de motiver et de soutenir ses co-équipiers afin qu’eux aussi soient «bien dans leurs baskets».