Les conseils de Deza Nguembock pour créer son entreprise

entreprendre Les clés pour devenir son propre patron quand on est en situation de handicap...

Coralie Lemke

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Deza Nguembock conseille de travailler en dehors de chez soi.
Deza Nguembock conseille de travailler en dehors de chez soi. — E&H LAB

Des journées à rallonge, des coups de téléphone répétés et des rendez-vous qui rythment sa journée… La vie de Deza Nguembock ressemble à celle de chaque chef d’entreprise. Si ce n’est qu’elle souffre d’une lourde scoliose et d’une insuffisance respiratoire. Elle a pourtant décidé de monter son entreprise, E&H Lab, il y a 5 ans. Une société qui organise la communication externe des entreprises ainsi que des actions de sensibilisation internes auprès des salariés. «J’ai refusé de subir ce que l’on voulait de moi. J’étais en CDI mais très mal payée. Je voulais pouvoir exploiter pleinement mes compétences et mes richesses», explique cette dynamique quadragénaire. Voici ses conseils si vous voulez vous lancer.

Trouver des fonds et des collaborateurs

Après avoir fait quelques recherches à la chambre de commerce, la Boutique de gestion l’a aidée à monter un dossier pour trouver des financements. Quand il est considéré comme viable, l’organisme le transmet à l’Agefiph qui procède à son propre examen. Deza Nguembock a également trouvé des mécénats dans le guide de l’Admical, une association spécialisée dans le domaine. «En revanche, les banques ne sont pas ouvertes au prêt. C’est très difficile de recueillir leur confiance», prévient-elle.

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Pour recruter, elle a d’abord pensé aux relations qu’elle s’est faites au sein d’associations. Ensuite, elle a diffusé des annonces via Pole Emploi.

Malgré une mobilité réduite, sortir de chez soi

Oubliez les projets à distance. «Rester chez soi est le pire des pièges dans lesquels tomber. Au contraire, il faut sortir, rencontrer des gens et se confronter aux difficultés», insiste Deza Nguembock. Elle conseille plutôt de se rendre dans lieux collaboratifs pour cultiver son réseau. La chef d’entreprise a deux grands principes qu’elle garde toujours en tête: s’investir dans une association et rester en contact avec les acteurs qui ont jalonné son parcours.

Ne pas se décourager

Deza Nguembock estime que son entreprise a mis un peu plus de trois ans à se développer. Une période pendant laquelle elle a du travailler d’arrache-pied avant d’atteindre les résultats escomptés. «Ce n’est jamais facile pour les jeunes entreprises. D’autant plus que les gens n’ont pas toujours un regard très ouvert sur le handicap.»