BGE vous aide à monter votre boîte

Conseils Un réseau d'associations accompagne et guide les entrepreneurs en situation de handicap...

Sylvie Laidet

— 

Un conseiller référent vous accompagne pendant six mois pour bâtir votre projet.
Un conseiller référent vous accompagne pendant six mois pour bâtir votre projet. — BGE

Handicap et entrepreneuriat font plutôt bon ménage. Chaque année, 3.200 personnes handicapées se lancent dans cette aventure, selon l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph).

Parmi elles, environ 2.000 sont accompagnées par le réseau national d’appui aux entrepreneurs Boutique de gestion pour entreprendre (BGE). A raison de rendez-vous réguliers avec un conseiller référent, mais aussi avec des experts, les porteurs de projet sont suivis durant un à six mois en fonction de leurs besoins.

Concret et réaliste

«Avec eux, nous travaillons sur les conditions de réussite de leur projet. Ils sont pour la plupart en reconversion, nous essayons d’estimer s’ils sont capables d’entrer dans une autre histoire. Avec leur handicap, pourront-ils assurer la charge de travail d’un chef d’entreprise? Pour cela, nous les confrontons aux gestes quotidiens de leur futur job en mettant en place des évaluations en milieu de travail. Peuvent-ils rester assis longtemps? Porter telle charge?», illustre Sophie Jalabert, déléguée ­générale de BGE. Au bout de ce processus, seul un candidat sur trois ira au bout de sa ­démarche.

Après ce travail sur la personnalité, l’aptitude et la confiance en soi, BGE et l’entrepreneur en herbe travaillent sur la viabilité économique du projet. «Nous l’interrogeons sur sa vision de son produit, sa stratégie commerciale et son aptitude à la mettre en œuvre. Au démarrage, ils sont souvent seuls. Etre un bon vendeur est impératif», insiste Sophie Jalabert.

Des entreprises solides

BGE joue également un rôle primordial dans la recherche de financements, notamment auprès des banques. «Nous défendons également les projets auxquels nous croyons auprès de l’Agefiph, afin que l’organisme mobilise des aides en faveur de ces entrepreneurs», ajoute Sophie Jalabert. Cet accompagnement semble porter ses fruits puisque le taux de pérennité de ces entreprises est de 75% à trois ans. Soit un point de plus que pour les valides.

>>>> Pour lire plus d'articles sur le handicap, rendez-vous sur notre site.