Le contrat de génération adapté pour les jeunes handicapés

Entreprise Des aides supplémentaires ont été prévues pour les entreprises signant un contrat de génération avec une personne en situation de handicap...

Sylvie Laidet

— 

En signant un contrat de génération, l’entreprise embauche un jeune et maintient dans l’emploi un senior.
En signant un contrat de génération, l’entreprise embauche un jeune et maintient dans l’emploi un senior. — Valinco/Sipa

Comme souvent avec les dispositifs de droit commun, certains sont dédiés aux personnes handicapées. Le contrat de génération n’échappe pas à la règle. Ainsi, les entreprises de moins de 300 salariés qui embauchent un jeune en situation de handicap de moins de 30 ans et qui, dans le même temps, maintiennent en emploi ou recrutent un senior de plus de 57 ans (55 ans pour un senior en situation de handicap) sont éligibles aux 12.000€ d’aides de l’Etat sur trois ans.

«En appui de ce dispositif gouvernemental, nous proposons des aides supplémentaires. D’abord, l’aide senior complémentaire forfaitaire de 4.000€ pour l’embauche d’un jeune en situation de handicap à temps plein (2.000€ à temps partiel) doublé d’un maintien dans l’emploi ou d’un recrutement d’un senior», complète Faouzia Bousmah, chargée de mission à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph).

Pour encourager les entreprises à proposer une formation au jeune ou au senior handicapé pendant leur contrat de génération, l’organisme collecteur de la contribution des entreprises ne remplissant pas leur obligation d’emploi de travailleurs handicapés finance 80% des coûts pédagogiques. Enfin, pour favoriser l’intégration d’un salarié handicapé dans son poste, deux aides cohabitent: jusqu’à 2.000€ pour la rémunération du tuteur et maximum 1.000€ pour sa formation.

Un dispositif peu usité

A ce jour, ces aides ne sont que très peu utilisées par les entreprises: moins d’une trentaine en 2014 pour un objectif initial de 200. «La conjoncture économique morose explique pour partie cette faible mobilisation. Les entreprises embauchent peu. Et puis, cette aide entre en concurrence avec d’autres dispositifs de soutien proposés par l’Agefiph», explique un autre spécialiste du secteur. Pour 2015, les chiffres ne sont pas «stabilisés», mais l’organisme collecteur évoque une montée en charge progressive.

>>>> Pour lire plus d'articles sur le handicap, rendez-vous sur notre site.