La CGT appelle les salariés de SFR à une journée de grève ce jeudi

MOBILISATION Un plan de départs volontaires annoncé cet été doit entraîner la suppression de 5.000 postes…

C. A.

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Une boutique SFR
Une boutique SFR — JACQUES DEMARTHON / AFP

Les salariés de SFR ont été appelés ce jeudi par la CGT (minoritaire) à manifester pour dénoncer un plan de départs volontaires, négocié cet été, rapporte notamment Le Parisien.
Ce plan doit entraîner le départ de 5.000 salariés, soit un tiers des effectifs.

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Le syndicat appelle les autres organisations à le rejoindre pour « gagner le maintien de l’emploi, de meilleures garanties collectives et le développement des services rendus aux abonnés et usagers du réseau ».

Un tiers des effectifs supprimé 

Début août, la direction et deux syndicats majoritaires (la CFDT et l’Unsa) ont signé un accord sur un plan de 4.000 à 5.000 départs volontaires proposé par le groupe. Le plan doit se dérouler en deux phases.

Une restructuration de la partie distribution doit avoir lieu d’ici à la fin 2016. Elle pourrait concerner un millier d’emplois.

La seconde phase doit avoir lieu entre juillet 2017 et juin 2019 et est l’objet d’échanges entre syndicats et direction, note La Croix. Par ailleurs, rappelle le quotidien, la direction s’est engagée pour sa part à maintenir les effectifs au-delà de la barre des 10.000 emplois dans le pôle télécoms jusqu’à la mi-2019.

Un projet d’externalisation également contesté

Les salariés des services clients de SFR avaient eux manifesté mardi leur opposition au projet d’externalisation qui les menace, une « double douche froide » avec les déménagements de sites déjà annoncés par l’opérateur, en débrayant à l’appel de la CFDT et de l’Unsa.

Environ 200 salariés se sont rassemblés au pied du siège de SFR à Saint-Denis, dont certains venus du site de Gentilly (Val-de-Marne), a constaté une journaliste de l’AFP. Un débrayage a aussi été observé à Marseille, le plus gros site des services clients, selon l’Unsa.

Ces services (1.500 à 1.600 salariés) sont menacés par un projet d’externalisation à horizon fin 2017 chez le groupe marocain Intelcia (centres d’appel), dont le rachat par Altice, la maison mère de SFR, annoncé début septembre, est en cours de finalisation.