Plan d'urgence pour l'emploi: Les partenaires sociaux reçus à Matignon

EMPLOI Les principaux leaders syndicaux et patronaux ont rendez-vous avec Manuel Valls pour tenter de glaner quelques précisions sur le plan...

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls le 8 janvier 2016 à Evry
Manuel Valls le 8 janvier 2016 à Evry — DOMINIQUE FAGET / POOL / AFP

Pour ses voeux aux Français, François Hollande a assuré que 500.000 personnes bénéficieraient en 2016 d’une formation aux « métiers de demain ». Le président détaillera son plan d'urgence pour l'emploi le 18 janvier. Avant cela, les principaux leaders syndicaux et patronaux ont rendez-vous ce lundi à Matignon pour échanger avec Manuel Valls et tenter de glaner quelques précisions sur le plan.

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Lors de ses voeux télévisés du 31 décembre, le président a décrété «l'état d'urgence économique et social», face à un chômage qui tutoie les sommets (3,57 millions de chômeurs en métropole à fin novembre). Il a annoncé un plan d'urgence et a levé le voile sur plusieurs mesures: 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, une nouvelle prime à l'embauche pour les PME et un «effort» pour l'apprentissage.

Des annonces encore «floues»

Des annonces restant «floues» aux yeux des partenaires sociaux, qui espèrent obtenir des éclaircissements auprès de Manuel Valls. Les trois principales organisations patronales -Medef, CGPME et UPA- et les cinq syndicats représentatifs - CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC -seront reçus tour à tour entre 9h et 18h, chacune pendant 45 minutes. Laurent Berger et sa délégation CFDT ouvriront le bal.

François Hollande doit détailler son plan le 18 janvier devant le Conseil économique, social et environnemental lors de ses voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi. Il précisera notamment le contenu du «plan massif» de 500.000 formations supplémentaires destinées aux chômeurs, annoncé le 31 décembre.

Un coût d'un milliard d'euros?

La ministre du Travail Myriam El Khomri a déjà indiqué que ce plan, qui inclut les 150.000 formations déjà annoncées en octobre, ciblerait en priorité les «peu et pas qualifiés», pour les orienter vers les secteurs d'avenir, notamment le numérique et l'environnement, et vers les emplois non pourvus.

Myriam El Khomri n'a toutefois pas donné de détails sur le financement, promettant seulement un «investissement financier» de l'Etat en complément des fonds des partenaires sociaux et des régions. Elle ne s'est pas avancée sur le coût du dispositif, évalué à un milliard d'euros par Les Echos.

Le Medef regrette des «demi-mesures»

Le «plan 500.000», qui succèdera au plan 30.000 de 2013 et aux plan 100.000 de 2014 et 2015, a reçu un accueil mitigé des partenaires sociaux. Le Medef regrette des «demi-mesures», tandis que Jean-Claude Mailly (FO) y voit un moyen de «faire baisser statistiquement le chômage» - les chômeurs changent de catégorie chez Pôle emploi lorsqu'ils entrent en formation. La CFDT et la CGPME l'accueillent plus favorablement.