Pas de panique, ma boîte entre en fusion

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Mittal-Arcelor, GDF-Suez... Le rythme des fusions d'entreprises s'accélère (+ 30 % dans le monde en 2006, + 9 % en France) et l'inquiétude monte chez les salariés, qui craignent que ces projets soient synonymes de restructurations. Premier conseil à suivre : garder son calme, car il s'écoule de six mois à deux ans entre l'annonce de la fusion et la mise en place de la nouvelle organisation. Entre-temps, l'article L. 122-12 alinéa 2 du Code du travail garantit aux salariés le maintien de leur contrat de travail, même s'ils peuvent être licenciés dans un deuxième temps par la nouvelle entité en fonction des orientations stratégiques définies.

« C'est pourquoi il faut dépasser ses peurs et la tendance à la résistance, souligne Robert Immelé, directeur général du cabinet BearingPoint, auteur d'un observatoire sur les fusions-acquisitions. Le plus urgent est de se préparer à la fusion et de réfléchir à la façon de se positionner dans la future organisation. » C'est le moment pour le salarié de faire le point sur son projet professionnel et de s'interroger sur le soutien qu'il pourrait obtenir de son supérieur hiérarchique pour réaliser ses ambitions. Car si les fusions sont souvent synonymes de restructurations, elles peuvent aussi permettre aux salariés d'évoluer professionnellement, tant au sein de la nouvelle entité qu'à l'extérieur, en bénéficiant de l'accompagnement prévu en cas de plan social ou en s'inscrivant dans le plan de départ volontaire.

Auparavant, le salarié doit mesurer les risques d'un départ de son entreprise et se renseigner sur les indemnités qu'il pourrait obtenir le cas échéant. Arnaud Paulik a ainsi décidé de sauter le pas. Ce cadre a profité du rapprochement entre Neuf Telecom et Cegetel pour négocier son départ avec des indemnités à la clé. De quoi financer le MBA qu'il rêvait de faire depuis plusieurs années...