«Dans le même classement final»

TEMOIGNAGE «Lors de mon passage chez Andersen, j'ai pu toucher du doigt le chômage des salariés et surtout le peu...

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«Lors de mon passage chez Andersen, j'ai pu toucher du doigt le chômage des salariés et surtout le peu de chose prévues pour eux et leur reconversion, raconte Cécile Monplaisir, 36 ans, étudiante de la promotion Aristide-Briand de l'ENA. Par exemple, lorsque je planchais sur des restructurations d'entreprises, je me suis rendu compte qu'il existait des marges de manoeuvre inutilisées alors que tout le monde disait que c'était inéluctable. D'où ma volonté de me reconvertir dans la haute fonction publique pour essayer de faire bouger les choses. Passé le cap des huit ans d'expérience indispensable pour entrer à l'ENA via le « troisième concours », j'ai tenté ma chance. J'ai démissionné pour suivre une formation de préparation à ce fameux concours. Le plus dur dans ces épreuves est de formuler des notes sur des sujets peu connus. J'ai échoué une première fois car mes réponses manquaient de bon sens. La deuxième fois, je ne me suis pas enfermée dans des logiques de pensée, j'ai gardé le sens des réalités en prenant toujours en compte les incidences sur le « client » final. Ça a payé. Issu ou non du troisième concours, on suit exactement la même scolarité et on figure dans le même classement final. Seule différence, on effectue notre troisième stage dans une association ou une ONG et pas dans le privé. Un univers que l'on connaît déjà.»