«Un business plan adapté au marché»

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A la suite d'une longue maladie, j'ai décidé de laisser tomber ma carrière dans une grande entreprise de luxe française pour enfin vivre de ma passion pour le vin, se souvient Jean-Marie Fréchet, aujourd'hui dirigeant d'Œnolis. J'avais dans l'idée de vendre des bouteilles de bon vin aux cavistes et aux restaurateurs pour le compte de châteaux renommés. Après quelques visites chez des professionnels du secteur, j'ai rapidement constaté mes lacunes techniques. J'étais un amateur éclairé possédant une bonne cave, c'est tout. Pour gagner en connaissance et en crédibilité, j'ai donc suivi un troisième cycle en connaissance et commerce international des vins à Beaune, en Bourgogne. Grâce à cette formation, j'ai ajusté mon business plan à la réalité du marché. Etant dans l'impossibilité de vivre du seul commerce du vin, j'ai dû me diversifier dans la dégustation de vin pour particuliers et entreprises. J'avais prévu une année de galère et ce fut le cas puisque je ne me suis pas payé pendant un an. Aujourd'hui, je gagne toujours quatre fois moins qu'avant mais mon métier me passionne, et j'ai un excellent équilibre vie privée- vie professionnelle. Mes enfants sont ravis. Evidemment avec mon épouse, nous avons dû adapter notre niveau de vie à nos nouveaux revenus. Mais, nous nous en accommodons très bien.