Prendre un bon départ avec un contrat local

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Afin de limiter les frais lorsqu'elles envoient des collaborateurs à l'étranger, les entreprises proposent désormais plus volontiers de signer un contrat local avec une filiale étrangère. Ces salariés locaux ont alors les mêmes droits que les employés du pays d'accueil mais ne bénéficient pas des avantages qu'offre le statut d'expatrié (à savoir les garanties du droit français en matière d'assurance santé, retraite, chômage...) « En Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne, aux Etats-Unis, à Hongkong ou encore en Suisse, les Français sous droit local ne perdent pas au change si l'on rapporte les niveaux de rémunération au coût de la vie sur place et au taux d'imposition », commente Frédéric Franchi, porte-parole d'ECA International, un cabinet spécialisé dans la rémunération des expatriés.

Le salarié relève de fait du régime de protection sociale de son pays d'accueil. Toutefois, si les garanties lui paraissent minces ou si les membres de sa famille ne sont pas pris en charge, il peut, en plus du régime local, adhérer au régime volontaire de Sécurité sociale des expatriés que propose la Caisse des Français à l'étranger. Cette solution se révélant onéreuse, il peut aussi souscrire sur place une assurance « au premier euro ». Une solution alléchante car le remboursement s'effectue dès le premier sou dépensé et comprend à la fois l'assurance-maladie de base et la complémentaire. Il faut cependant se renseigner sur le plafond de garantie de cette mutuelle car il peut être limité et ne couvrir, par exemple, que trois jours d'hospitalisation.

Sylvie Laidet